L'épreuve ELVi LV1 : format et méthode
L'épreuve ELVi LV1 est l'épreuve écrite de langue vivante A de la BCE, d'une durée de quatre heures, conçue par emlyon business school, ESCP Business School, ESSEC Business School et HEC Paris.
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L'épreuve ELVi LV1 est l'épreuve écrite de langue vivante A de la BCE, d'une durée de quatre heures, conçue par emlyon business school, ESCP Business School, ESSEC Business School et HEC Paris. Elle repose sur trois exercices notés sur cent points. Un résumé analytique comparatif de 350 mots pèse 30 points, un essai argumenté de 500 mots en pèse 50, et un thème de 200 mots en pèse 20. La tolérance annoncée est de plus ou moins 10 % sur chaque nombre de mots, et la banque parle officiellement de langue vivante A, que les candidats appellent souvent LV1.
ELVi : ce que recouvre la banque
Une banque d'épreuves écrites de la BCE
ELVi est une banque d'épreuves écrites de langues vivantes de la BCE, la Banque commune d'épreuves. Le descriptif officiel indique que l'épreuve a été mise en place en 2023. Elle est conçue par quatre écoles : emlyon business school, ESCP Business School, ESSEC Business School et HEC Paris.
La BCE réunit pour la session 2026 dix-huit écoles membres, plus trois écoles associées : l'ENS Paris-Saclay, l'ENSAE Paris et l'ESM de Saint-Cyr. Une actualité de la BCE d'octobre 2023 signalait que dix écoles quittaient la banque IENA pour rejoindre ELVi au concours 2024.
Pour 2026, la page officielle des épreuves écrites de langues de la BCE ne décrit qu'un format, celui d'ELVi. Le site n'associe pas publiquement chaque école à une banque. Pour une certitude, consulte la brochure et le règlement de la BCE.
LVA et LVB plutôt que LV1 et LV2
Le descriptif officiel n'emploie jamais les sigles LV1 et LV2, mais les termes langue vivante A et langue vivante B. Dans l'usage courant, la LVA correspond à la LV1, et la LVB à la LV2.
La différence n'est pas de nature. Les deux épreuves durent quatre heures, comportent les trois mêmes exercices et suivent la même pondération. Seul le volume change : le dossier est plus court en LVB, et les productions attendues aussi. La méthode de travail, elle, reste la même.
Les langues, la règle de l'anglais et les coefficients
En langue vivante A, la BCE propose l'allemand, l'anglais, l'arabe littéral, l'espagnol, l'italien, le portugais et le russe. En langue vivante B, la liste s'élargit au chinois, à l'hébreu, au japonais et au polonais. Le latin et le grec ancien sont proposés en langue vivante B aux candidats de la filière littéraire.
Tu choisis deux langues différentes en A et en B, dont l'une est obligatoirement l'anglais. La BCE signale deux cas particuliers : l'ENSAE Paris n'offre que la langue vivante A, et l'ESM de Saint-Cyr impose l'anglais en A tout en restreignant le choix en B.
La banque définit le format de l'épreuve, pas son poids dans le concours. Les coefficients appliqués aux langues sont fixés par chaque école. Il n'existe donc pas de coefficient de LV1 valable partout, et les tableaux publiés par la BCE et par les écoles restent la référence.
La structure de l'épreuve écrite
Le dossier documentaire fourni
L'épreuve part d'un dossier construit autour d'une seule thématique. En langue vivante A, ce dossier comprend deux textes en langue cible, pour un total de 1 350 mots à plus ou moins 10 %. Il comprend aussi un texte en français de 350 mots, plus un ou deux documents iconographiques.
Les deux textes en langue étrangère proviennent de la presse d'actualité de l'espace linguistique concerné. Le descriptif officiel précise leur particularité : ils présentent une seule différence notable, la perspective adoptée par leurs auteurs sur le thème. Cette phrase est la clé du premier exercice.
En langue vivante B, le dossier suit la même architecture, avec 1 100 mots en langue cible et 250 mots en français.
Trois exercices, un barème sur cent
Les trois travaux sont notés selon une pondération publiée par la banque.
Exercice | LVA (dite LV1) | LVB (dite LV2) | Poids annoncé |
|---|---|---|---|
Compréhension : résumé analytique comparatif | 350 mots ±10 % | 250 mots ±10 % | 30/100 |
Expression personnelle : essai argumenté | 500 mots ±10 % | 350 mots ±10 % | 50/100 |
Traduction : thème | 200 mots ±10 % | 150 mots ±10 % | 20/100 |
L'essai pèse à lui seul la moitié du barème. Le thème, souvent redouté, ne représente qu'un cinquième des points. Ta répartition d'efforts gagne à refléter cette hiérarchie.
Ce que chaque exercice évalue
Le descriptif annonce l'évaluation des compétences linguistiques, pragmatiques, sociolinguistiques et socioculturelles. Ses critères ne se calquent pas directement sur les niveaux du Cadre européen commun de référence. Il attend des structures complexes et un répertoire lexical riche.
Chaque exercice possède aussi ses critères internes publiés.
Exercice | Critères internes annoncés |
|---|---|
Résumé analytique comparatif | Contenu 40 % de la note de l'exercice, langue 60 % |
Essai argumenté | Contenu 40 % de la note de l'exercice, langue 60 % |
Thème | Grammaire 33 %, lexique et registre 33 %, conservation du sens 33 % |
Sur les deux exercices de rédaction, la langue pèse plus lourd que les idées. Un devoir brillant mais fautif perd davantage qu'un devoir sage et correct.
Le résumé analytique comparatif : la méthode
Un seul type de document à exploiter
Le descriptif officiel indique que les deux textes en langue étrangère sont les seuls documents étudiés pour répondre à la question 1. Le texte en français ne sert pas à cet exercice.
La consigne demande d'identifier, de comparer et de contextualiser les informations des documents fournis, en réponse à une question qui oriente la réflexion. Elle interdit deux choses : donner son opinion et paraphraser les documents. Le résumé n'est donc ni un commentaire ni une traduction déguisée.
Repérer l'axe de divergence
Les deux textes traitent la même thématique et diffèrent surtout par la perspective. Ta lecture a donc un objectif précis : trouver où les auteurs se rejoignent et où ils s'écartent.
Lis la question avant les textes, car elle t'indique l'angle à retenir. Parcours ensuite chaque texte une fois sans annoter, pour saisir la thèse générale. Relis enfin avec un code : un signe pour les points communs, un autre pour les divergences.
Termine par une phrase de brouillon, en langue cible, qui formule l'opposition centrale entre les deux textes. Si tu ne parviens pas à l'écrire, tu n'as pas encore trouvé l'axe.
Rédiger sans recopier, et tenir 350 mots
Le descriptif est explicite. Les copies de parties de phrases, ou de phrases entières provenant des textes présentés, sont interdites et seront sanctionnées. La parade tient en une habitude : ferme les textes pendant la rédaction et travaille à partir de tes notes reformulées.
Structure ton texte autour du contraste plutôt qu'autour des documents. Traiter d'abord tout le texte A, puis tout le texte B, produit deux mini-résumés collés au lieu d'une analyse.
La cible de 350 mots, tolérance comprise, laisse une fourchette de 315 à 385 mots. Un gabarit stable y tient naturellement : une phrase d'ouverture posant thématique et axe, trois blocs de comparaison, une phrase de clôture sans opinion. Compte tes mots dès l'entraînement, pas seulement le jour du concours.
L'essai argumenté en temps limité
Comprendre la question posée
L'essai répond à une question connexe, en rapport avec la thématique du dossier, qui guide la réflexion. Ce n'est donc ni un sujet libre, ni une dissertation générale de civilisation.
La première erreur consiste à écrire l'essai qu'on aurait aimé préparer. Relis la question deux fois, souligne le verbe de consigne et le champ qu'elle délimite, puis reformule-la au brouillon.
Cette reformulation coûte une minute. Elle protège du hors-sujet, la faute la plus coûteuse sur l'exercice le plus lourd du barème.
Bâtir un plan, puis assumer le « je »
Au palier le plus haut, le descriptif valorise un texte bien organisé, cohérent, convaincant et personnel. Il attend une argumentation riche, développée par des exemples pertinents, avec une introduction et une conclusion appropriées.
Un plan en deux ou trois parties suffit sur 500 mots. Chaque partie porte une idée, un exemple précis et une transition. Écris ce squelette directement en langue cible, pour éviter le passage mental par la traduction.
Le descriptif demande d'exprimer un point de vue personnel et individuel, en employant « je ». Il autorise aussi à se servir de tous les documents du dossier, documents iconographiques compris. Prends donc position, puis défends-la. Une réponse qui balance sans trancher se prive des descripteurs les plus élevés.
Gérer le nombre de mots
La cible de 500 mots en LVA ouvre une fourchette de 450 à 550 mots. Le descriptif prévient qu'un dépassement conséquent, comme une réponse trop courte, sera sanctionné.
Une technique fiable consiste à calibrer un paragraphe type. S'il fait environ 110 mots, tu sais que quatre paragraphes et une introduction courte t'amènent dans la fourchette.
Compte aussi par lignes. Repère ton nombre moyen de mots par ligne, puis multiplie par le nombre de lignes écrites.
Le thème : méthode et pièges du francophone
Un extrait tiré du dossier lui-même
Le thème n'est pas un texte indépendant. Le descriptif indique qu'il s'agit de la traduction d'un extrait de 200 mots, identifié, du document en français du dossier, vers la langue cible. En LVB, l'extrait fait 150 mots.
C'est un avantage réel. Tu as déjà lu le dossier, et le lexique du thème appartient au même champ.
Les critères se répartissent en trois tiers égaux : grammaire, lexique et registre, conservation du sens. Perdre le sens d'une phrase coûte autant qu'une série de fautes.
Les pièges qui reviennent le plus souvent
Certaines difficultés sont propres au passage du français vers une autre langue. Elles se travaillent, parce qu'elles reviennent chaque année.
Les faux amis, fréquents dans la presse économique et sociale, qui produisent des contresens immédiats.
Le calque de la syntaxe française, avec ses phrases longues et ses relatives empilées, là où la langue cible segmente.
La concordance des temps, qui ne se transpose pas mécaniquement d'une langue à l'autre.
Les articles et déterminants, employés en français là où la langue cible les omet, ou l'inverse.
Les prépositions imposées par le verbe, qui ne se déduisent jamais du français.
Les tournures impersonnelles et le pronom « on », qui appellent une reformulation.
Le registre journalistique français, plus abstrait et plus nominal que celui de nombreuses langues cibles.
Chacun de ces points se travaille par listes personnelles, alimentées à chaque devoir. Un carnet d'erreurs récurrentes fait progresser vite.
Traduire en deux passages
Une méthode en deux temps limite les dégâts. Premier passage : traduis phrase par phrase, sans t'arrêter sur un mot manquant, en laissant un blanc et un repère.
Second passage : reviens sur les blancs, puis relis en oubliant le français. Demande-toi si ta phrase existerait telle quelle sous la plume d'un locuteur natif. Si elle sonne comme du français déguisé, réécris-la.
Termine par une relecture ciblée sur tes points faibles habituels : accords, temps, prépositions, ordre des mots.
Gérer les quatre heures et les erreurs coûteuses
Une répartition de travail à tester
La BCE publie la durée de l'épreuve et le poids de chaque exercice. Elle ne publie pas de répartition horaire recommandée. Le découpage ci-dessous est donc une proposition de travail, à ajuster selon ton profil, et non une consigne officielle.
Phase | Durée indicative | Objectif |
|---|---|---|
Lecture du dossier et repérage de l'axe | 30 min | Saisir la thématique et l'opposition entre les deux textes |
Résumé analytique comparatif | 55 min | Rédiger et compter les 350 mots |
Essai argumenté | 90 min | Plan, rédaction, contrôle de la longueur |
Thème | 35 min | Deux passages de traduction |
Relecture finale | 30 min | Langue, accords, décompte des mots |
Cette répartition reflète la pondération : le temps le plus long va à l'exercice le plus lourd. Teste-la sur deux devoirs blancs, puis fige la version qui te convient.
Les points de bascule dans l'épreuve
Trois moments font basculer une copie. Le premier est la fin de la lecture du dossier. Si l'axe de comparaison n'est pas trouvé à ce stade, le résumé partira dans le vide.
Le deuxième est le passage à l'essai. Commencer à rédiger sans plan écrit produit presque toujours un devoir déséquilibré. Le troisième est le dernier quart d'heure, où une copie non relue laisse des fautes que tu sais corriger. Note donc tes heures de passage sur le brouillon dès le début.
Les erreurs qui coûtent le plus de points
Certaines fautes coûtent cher, parce qu'elles touchent des critères explicites du barème.
Le copier-coller depuis les textes dans le résumé, expressément interdit et sanctionné.
Le hors-sujet dans l'essai, sur l'exercice qui pèse la moitié de la note.
L'opinion personnelle glissée dans le résumé, alors que la consigne l'exclut.
L'usage du texte en français pour répondre à la question 1, réservée aux deux textes en langue cible.
La longueur mal maîtrisée, dépassement conséquent ou réponse trop courte, tous deux annoncés comme sanctionnés.
La langue approximative, qui pèse 60 % de la note sur les deux exercices de rédaction.
L'exercice non terminé, faute de gestion du temps.
Cette liste vaut grille d'autocorrection. Vérifie ces sept points après chaque devoir.
L'oral de langues : ce que publie la BCE
Le format mutualisé de neuf écoles
La BCE publie un format d'oraux de langues mutualisés pour neuf écoles. Il s'agit de Brest Business School, BSB, Clermont School of Business, Excelia Business School, ICN Business School, INSEEC Grande École, Institut Mines-Télécom Business School, ISC Paris Grande École et SCBS-South Champagne Business School.
La préparation dure 20 minutes. Le support est un enregistrement audio, que le candidat peut écouter à sa guise, avec possibilité de prise de notes. Le passage dure 20 minutes.
Il se divise en deux parties. D'abord la synthèse, l'analyse et les commentaires sur l'enregistrement et les thèmes abordés. Ensuite une conversation libre avec l'examinateur.
Les écoles qui organisent leur propre oral
Neuf autres écoles fixent elles-mêmes leurs modalités. La BCE indique que pour Audencia, EDHEC, emlyon business school, ESCP Business School, ESSEC Business School, Grenoble EM, HEC Paris, SKEMA Business School et TBS Education, les épreuves varient en durée comme en contenu.
Il n'existe donc pas d'oral de langues unique pour toute la BCE. Le format dépend des écoles que tu passes.
Un point mérite d'être signalé honnêtement. Sur le site de la BCE, l'appellation ELVi est associée au descriptif de l'épreuve écrite. La page consacrée aux oraux ne reprend pas ce nom. Pour savoir quel oral t'attend, consulte les documents de chaque école admissible et le règlement de la BCE.
Préparer l'oral toute l'année
La compétence testée à l'oral mutualisé est la compréhension d'un document audio, suivie d'une restitution structurée. Elle se travaille par exposition régulière et courte.
Une routine tient en vingt minutes par jour. Écoute un enregistrement en langue cible, prends des notes, puis reformule à voix haute sans les regarder. Enregistre-toi chaque semaine pour repérer tes hésitations.
La conversation libre récompense la capacité à tenir un échange, pas la récitation. Prépare des positions argumentées sur les grands thèmes de l'aire linguistique, et entraîne-toi à répondre à des objections.
Préparer ELVi sur l'année
Le vocabulaire, par champs thématiques
Le dossier porte sur une thématique unique, tirée de la presse d'actualité. Le lexique attendu est celui du débat public : économie, société, environnement, technologies, institutions, culture.
Travaille par champs plutôt que par listes alphabétiques. Vingt mots autour d'un thème, chacun avec une collocation et un exemple, valent mieux que cent mots isolés. Le descriptif attend un lexique riche et adapté, registre compris.
La grammaire, ciblée sur tes fautes
La langue compte pour 60 % de la note sur le résumé et sur l'essai. Le descriptif attend la maîtrise d'une gamme étendue de structures grammaticales complexes. Progresser ici rapporte plus que n'importe quel apport de contenu.
La méthode la plus rentable est simple. Tiens la liste de tes fautes récurrentes, devoir après devoir. Trois ou quatre points reviendront sans cesse, et ce sont ceux-là que tu travailles.
Ajoute un objectif de complexité. Prévois d'employer, dans chaque devoir, deux ou trois structures que tu utilises rarement. Une subordonnée bien maîtrisée vaut mieux qu'une tournure ambitieuse et fautive.
La civilisation et l'entraînement en conditions
Les exemples de l'essai font la différence entre une argumentation générale et une argumentation convaincante. Ils supposent une connaissance de l'aire linguistique : institutions, débats en cours, évolutions récentes. Constitue une base d'exemples classés par thèmes, avec pour chacun une date, un lieu et l'idée qu'il illustre.
Cette base sert deux fois, à l'écrit dans l'essai et à l'oral dans la conversation libre.
Une épreuve de quatre heures se prépare aussi en temps limité. Un devoir complet chronométré par mois apprend la gestion du temps mieux que dix résumés isolés. Compare ensuite ton décompte de mots à ton estimation, et note l'écart.
Se faire accompagner sur ce travail
Un entraînement de ce type gagne à être suivi par quelqu'un qui connaît le barème. Chez ViragePrépa, tu travailles avec un mentor issu du top 3, qui corrige tes copies et cible tes fautes récurrentes. Des cours particuliers permettent de reprendre les points de grammaire et de méthode qui résistent. Un suivi 7j/7 te permet de poser une question au moment où elle se pose.
FAQ
Conclusion
L'épreuve ELVi LV1 se laisse préparer méthodiquement, parce que son format est publié dans le détail. Quatre heures, trois exercices, une pondération de 30, 50 et 20 sur cent, et des critères internes connus. Tu sais où sont les points avant même d'ouvrir le sujet.
Deux informations méritent d'être gardées en tête toute l'année. La langue compte pour 60 % de la note sur les deux exercices de rédaction, et l'essai pèse à lui seul la moitié du barème. Une préparation qui suit cette hiérarchie progresse plus vite qu'une préparation qui traite les trois exercices à égalité, sans tenir compte de leur poids réel. Pour les coefficients par école et le format d'oral, les documents de la BCE et des écoles restent la seule référence.
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