Erreurs rapport de jury culture générale : les fautes qui plombent la dissertation (BCE 2025)
Les erreurs pointées par le rapport de jury de culture générale reviennent, année après année, avec une régularité déconcertante
ViragePrépa

Les erreurs pointées par le rapport de jury de culture générale reviennent, année après année, avec une régularité déconcertante : c’est le premier constat qui saute aux yeux à la lecture des rapports de jury BCE 2025 de la dissertation. Le concours 2025 portait sur le thème de l’image, avec deux sujets — « Le mystère des images » (conception EDHEC/ESSEC) et « Sauver les images » (conception emlyon BS/HEC Paris) — et, dans les deux cas, les correcteurs déplorent des fautes de méthode identiques, copie après copie. Comprendre ces reproches, c’est comprendre exactement ce qui sépare une copie moyenne d’une copie qui sort du lot. Voici, sans rien romancer, ce que disent réellement ces rapports, pourquoi le jury sanctionne chaque défaut, et comment s’en préserver.
Ce que révèlent les rapports de jury de culture générale 2025
Avant d’entrer dans le détail des erreurs, deux chiffres donnent le climat. Sur le sujet « Le mystère des images », le jury EDHEC/ESSEC a corrigé 6 423 copies, pour une moyenne générale de 10,21 et un écart-type de 3,26, avec des notes allant de 01 à 20. Sur « Sauver les images », le jury emlyon/HEC a corrigé 7 195 copies, pour une moyenne de 10,07, un écart-type de 3,46 et des notes de 0 à 20. Deux épreuves distinctes, mais un même diagnostic : une masse de copies qui « illustrent » le sujet sans jamais le penser, et une minorité qui, en respectant des règles simples, se détache nettement.
Le point commun de tous les reproches tient en une phrase : le jury ne sanctionne pas un manque de connaissances, il sanctionne un défaut de réflexion. Les rapports insistent l’un et l’autre sur le fait que la dissertation « n’est pas un exercice d’érudition » et qu’il faut « faire entendre un rapport un peu vivant à cette culture ». Les erreurs qui suivent sont donc, presque toutes, des manières différentes de tourner le dos au sujet.
Erreur n°1 : le hors-sujet, ou le refus d’interroger l’intitulé
C’est l’erreur reine des rapports de jury de culture générale. Le jury EDHEC/ESSEC constate que « trop de copies n’ont pas pris le temps d’interroger suffisamment l’intitulé » et ont fait du sujet « un prétexte à évoquer toutes sortes de dimensions des images » entendues durant l’année — le pouvoir des images, leur danger — sans rapport étroit avec la formule proposée. Côté emlyon/HEC, le même travers est décrit comme le refus de « se laisser surprendre par le sujet, à s’en étonner, à le questionner » : certaines copies vont jusqu’à « dénigrer le sujet » en lui préférant « la vraie question », celle que le candidat avait envie de traiter.
Pourquoi le jury le sanctionne
Parce que la dissertation évalue d’abord la capacité à analyser un énoncé précis, pas à réciter un cours. Quand le candidat plaque un plan préfabriqué, il « ramène » le sujet, selon les mots du rapport, « à des choses davantage connues » et passe « à côté des enjeux principaux ». Le correcteur, qui lit le même sujet des centaines de fois, repère immédiatement la copie qui traite un sujet voisin plutôt que celui posé.
Comment l’éviter
Passer plusieurs minutes sur chaque mot de l’intitulé au brouillon, y compris les mots « faciles » : c’est en interrogeant « mystère » puis « des images » (au pluriel) que naissaient les vrais problèmes du sujet 2025.
Se demander si l’affirmation contenue dans le sujet va de soi. Le jury reproche aux candidats d’avoir admis qu’un « mystère des images » existait, alors qu’il fallait interroger le fait lui-même : toutes les images sont-elles mystérieuses, ou seulement certaines ?
Ne jamais préférer « la vraie question » à la question posée : le sujet du jour est un cadre imposé, pas une suggestion.
Erreur n°2 : des définitions bâclées
Deuxième grande faute relevée par les rapports de jury de culture générale 2025 : l’absence de définition rigoureuse des termes. Sur « Le mystère des images », le jury note que beaucoup de candidats ont eu du mal à « cerner la notion de mystère », terme « parfois identifié à ceux de complot, d’illusion ou de manipulation, voire au flou des images ». La plupart n’ont retenu qu’un seul sens — le mystère comme secret « à découvrir » — en négligeant l’autre : le mystère comme ce qui « dépasse la raison humaine » et, pour cette raison, « suscite admiration et étonnement ».
Le rapport emlyon/HEC est encore plus tranchant : on « ne pouvait commencer de mettre la moyenne » qu’à partir des copies « en mesure de définir un tant soit peu les images ». Beaucoup « parlent de l’image et des différentes images sans jamais les définir », ou les confondent avec « quelque chose de plus vaste qu’elles, comme les représentations ». Une définition trop large — « toute représentation physique ou mentale d’une réalité concrète ou abstraite » — est citée comme exemple à ne pas suivre, car elle oublie la dimension sensible propre à l’image.
Pourquoi le jury le sanctionne
Sans définition, il n’y a pas de problème à construire : la copie glisse aussitôt vers l’illustration. Définir n’est pas un ornement d’introduction, c’est l’acte qui fait surgir les tensions du sujet. Le jury lie d’ailleurs explicitement la note à cette étape : la « posture simplement illustrative », sans définition, plafonne la copie.
Comment l’éviter
Chercher systématiquement plusieurs sens de chaque terme, y compris ceux du langage courant que l’on croit évidents, et choisir celui (ou ceux) qui rend le sujet le plus fécond.
Distinguer le mot de ses faux synonymes : le jury reproche d’avoir confondu « mystère » avec « illusion » ou « manipulation », et « sauver » avec le seul « sauvegarder » matériel, alors que « sauver » signifie aussi « libérer, délivrer ».
Vérifier que la définition retenue n’est ni trop large ni trop étroite : une définition qui engloberait tout ne permet plus de rien démontrer.
Erreur n°3 : l’absence de problématisation et le plan faussement dialectique
Les rapports de jury BCE 2025 s’accordent sur un autre point : la confusion entre plan dialectique et contradiction. Le jury EDHEC/ESSEC décrit des copies qui commencent « par l’idée que les images ne sauraient être mystérieuses, pour affirmer le contraire dans un deuxième temps ». Il rappelle qu’« un plan, aussi dialectique soit-il, ne doit jamais conduire le candidat à réfuter ce qu’il a commencé par affirmer, mais à l’approfondir et à le complexifier ». Les « artifices rhétoriques » censés masquer la contradiction — opposer a priori et a posteriori, théorie et pratique — « ne trompent personne ».
Le rapport emlyon/HEC dresse un inventaire des plans ratés qu’il a le plus souvent lus. Le plus fréquent est « le plan faussement dialectique » : « I- sauver les images, II- mais en fait non, III- mais en fait si, mais pas toutes ». À côté, il signale les plans par simple « catalogue de connaissances » et par « juxtaposition de propositions qui n’ont pas grand-chose à voir les unes avec les autres ».
Pourquoi le jury le sanctionne
Parce qu’un raisonnement qui se contredit ne progresse pas : il tourne en rond. Le jury attend un « cheminement intellectuel aussi cohérent et progressif que possible », où chaque partie approfondit la précédente. Le « oui / non / si » trahit une absence de problématique réelle : le candidat n’a pas dégagé de tension à explorer, il aligne des positions.
Comment l’éviter
Formuler une vraie problématique : non pas « faut-il sauver les images ? oui / non », mais une question qui identifie une difficulté et se déploie. Les bonnes copies 2025 se demandaient d’abord en quel sens et pour quelles images on pouvait parler de mystère, puis s’il était possible de le lever, puis si un mystère est fait pour être levé.
Construire un plan qui complexifie au lieu de se dédire : chaque partie doit garder l’acquis de la précédente, pas l’annuler.
Se méfier des connecteurs « d’abord / ensuite / enfin » utilisés à vide : le rapport emlyon/HEC y voit le signe d’une progression par juxtaposition, avec de « faux connecteurs logiques » confondant cause et conséquence.
Erreur n°4 : le name-dropping de références mal maîtrisées
Voilà l’une des critiques les plus développées des rapports de jury de culture générale 2025. Le jury EDHEC/ESSEC dit avoir trouvé « en surabondance, jusqu’à la lassitude, Magritte, Dali, les souliers de Van Gogh (dans la lecture de Heidegger) ou encore l’escargot du tableau de Francesco del Cossa (dans la lecture d’Arasse) ». Toujours les mêmes œuvres, « pour en dire, ou plutôt en répéter, généralement exactement la même chose et dans les mêmes termes ».
Le rapport emlyon/HEC nomme ce travers « l’écueil de la connaissance des références » : des œuvres « réduites à de simples allusions quand il ne s’agit pas tout bonnement de caricatures » — « selon Platon dans La République, selon Aristote dans La Poétique, selon Didi-Huberman, chez Baudelaire, chez Rimbaud, chez Proust ». Le jury vise aussi l’usage « très souvent fautif » d’une thèse célèbre, celle de Sartre dans L’Imaginaire, mobilisée à contresens pour condamner les images alors qu’elle vise à les sauver.
Le reproche de fond est clair. Reprendre « ce que l’on a pu lire dans des fiches publiées ici et là », « sans jamais être allé voir ou lire soi-même les œuvres », c’est « exposer le caractère extrêmement superficiel de son travail ». La référence « finit par tourner à vide et par être contre-productive ».
Pourquoi le jury le sanctionne
Parce que le correcteur — qui lit, précise le rapport EDHEC/ESSEC, « entre 150 et 200 copies » portant « rigoureusement sur le même sujet » — voit défiler cent fois la même citation mal comprise. Une référence n’a de valeur que si elle « donne matière à penser », si elle « infléchit ou relance la réflexion » ; sinon, elle n’est qu’un nom jeté pour faire savant.
Comment l’éviter
Choisir peu de références, mais les connaître de première main et les analyser vraiment plutôt que de les citer en passant. Le jury valorise même « la capacité à restituer, en l’ayant appris au mot près, un passage fécond des textes de la tradition ».
Vérifier le sens exact d’une thèse avant de l’invoquer : l’exemple de Sartre montre qu’une référence mal comprise se retourne contre le candidat.
Oser des œuvres moins rebattues quand on les maîtrise : le jury EDHEC/ESSEC regrette de n’avoir « rien lu ou presque » sur Monet, Cézanne, Picasso, Kandinsky, ou sur des œuvres photographiques et cinématographiques qui « auraient permis une réflexion autrement plus féconde ».
Erreur n°5 : des exemples accumulés mais jamais analysés
Corollaire de la précédente, cette erreur concerne le traitement des exemples. Le jury EDHEC/ESSEC déplore d’un côté des copies « très théoriques et trop peu incarnées », faute d’exemples précis ; et de l’autre, quand les exemples arrivent, une tendance « à les accumuler plutôt qu’à les commenter de manière approfondie ». La formule qui résume la position du jury mérite d’être retenue : « l’épreuve n’est pas un exercice d’érudition et il vaut mieux peu d’exemples bien analysés qu’une multiplicité qui condamne à la superficialité ».
Pourquoi le jury le sanctionne
Un exemple n’a de valeur démonstrative que s’il est interprété. Aligner des titres sans les faire parler, c’est confondre culture et catalogue. Le jury rappelle que les œuvres « n’ont pas une simple fonction illustrative » : elles doivent servir l’argument, pas le remplacer.
Comment l’éviter
Pour chaque exemple, expliciter ce qu’il apporte à l’argument en cours : pourquoi cette œuvre, ici, fait avancer la réflexion. Un exemple non commenté est un exemple perdu.
Préférer deux ou trois exemples travaillés en profondeur à une dizaine survolés.
Incarner les analyses abstraites : le jury 2025 signale que « le thème et le sujet se prêtaient à des analyses précises » et que les copies trop théoriques s’en sont privées.
Erreur n°6 : l’expression, l’orthographe et la présentation
C’est le reproche que les deux rapports de jury de culture générale formulent avec le plus de sévérité, parce qu’il touche même de bonnes copies. Le jury emlyon/HEC en fait « l’écueil de l’expression », « le plus évident et immédiat », un « repoussoir pour le lecteur » dès les premières lignes : « lisibilité, orthographe, syntaxe, précision et même correction du vocabulaire… tout est malmené jusqu’à en devenir inquiétant ». Il annonce une décision concrète : faute d’amélioration, des « pénalités » chiffrées seront rétablies l’an prochain, avec un barème communiqué aux professeurs de prépa.
Le jury EDHEC/ESSEC va jusqu’à citer les fautes lues : sur un thème passé une année entière à travailler l’image, il juge « inacceptable » de lire « estétique », « immagination », « scupture », « simboliser », « symbôle », « fénomène » ou « exéjèse ». Les noms propres ne sont pas épargnés : « Devarquez » pour Velasquez, « Shakspire », « Descarte », « Bachelar », « Stendahl », « Marks » pour Marx… Le jury prévient que « pareilles énormités influent inévitablement sur la notation ».
S’ajoute la question matérielle de la copie. Le jury EDHEC/ESSEC signale des copies « quasi-illisibles », d’autres « ressemblant à des sortes de brouillons », et rappelle une évidence trop oubliée : « on ne saurait espérer être compris si on ne peut être déchiffré ». Une copie négligée « court le risque de ne pas mettre le correcteur dans les meilleures dispositions ».
Comment l’éviter
Se relire spécifiquement pour l’orthographe en fin d’épreuve, en priorité sur les noms d’auteurs et les titres d’œuvres, « de la seule responsabilité des candidats ».
Soigner la graphie et la présentation : une écriture lisible et des paragraphes nets font partie de la note, pas seulement le fond.
S’entraîner à écrire proprement dans le temps imparti pendant toute l’année, pour que la relecture ne soit pas sacrifiée le jour J.
Erreur n°7 : la logique défaillante et la juxtaposition
Le rapport emlyon/HEC isole « l’écueil de la logique » comme une faute à part entière. Beaucoup de copies « ne procèdent pas par progression logique mais par juxtaposition ». Le propos « se réduit au mieux à un catalogue de connaissances, au pire à une juxtaposition de propositions qui n’ont pas grand-chose à voir les unes avec les autres ». Le jury pointe les « faux connecteurs logiques », « erronés, confondant cause et conséquence », et les « d’abord », « ensuite », « enfin » employés pour masquer l’absence de lien réel entre les idées.
Pourquoi le jury le sanctionne
Une dissertation est une démonstration, pas une liste. Quand les paragraphes se suivent sans s’appeler, on peut, selon l’image du rapport, « traverser des paragraphes comme on traverserait des déserts, sans véritablement croiser qui que ce soit ». Le correcteur cherche un fil ; s’il ne le trouve pas, la copie reste sous la moyenne.
Comment l’éviter
Relier chaque paragraphe au précédent par une vraie transition d’idée, pas par un simple mot de liaison.
Vérifier que chaque connecteur logique est juste : une conséquence n’est pas une cause, un « donc » n’est pas un « et ».
Se demander, à la fin de chaque partie, ce qu’elle a fait gagner à la démonstration : si la réponse est « rien », c’est un catalogue.
Erreur n°8 : ignorer les codes formels de la dissertation
Dernière famille d’erreurs des rapports de jury BCE 2025 : le non-respect de règles formelles pourtant connues. Le jury emlyon/HEC rappelle que certains candidats « s’obstinent à toujours indiquer à leur lecteur les étapes chiffrées de leur raisonnement à grand renfort de I, II, 1), 2), 3) », alors que « les précédents rapports de jury, qui font loi, stipulent que cette pratique est proscrite ». Là encore, des pénalités sont annoncées. Le jury EDHEC/ESSEC dit exactement la même chose sur l’annonce du plan : au terme de l’introduction, il faut « proscrire toute forme de numérotation », les phrases devant suffire à indiquer les étapes.
Le rapport emlyon/HEC ajoute d’autres codes négligés : « quid des alinéas en début de paragraphe ? Quid des titres d’œuvres soulignés ? » Autant de conventions attendues, dont l’oubli signale un candidat qui n’a pas intégré les usages de l’exercice.
Comment l’éviter
Annoncer le plan par des phrases pleines, sans « premièrement / deuxièmement » ni chiffres romains dans le corps du devoir.
Respecter les conventions typographiques de base : alinéa à chaque paragraphe, titres d’œuvres soulignés.
Considérer ces règles comme un contrat : le jury les qualifie de consignes « qui font loi » et sanctionne leur transgression.
La méthode que les rapports de jury de culture générale recommandent
Les rapports ne se contentent pas de sanctionner : ils décrivent aussi, en creux, ce que font les copies notées au-dessus de la moyenne. Le jury emlyon/HEC détaille son échelle de notes, reproduite ci-dessous : elle constitue la meilleure feuille de route possible, puisqu’elle dit noir sur blanc à quoi correspond chaque niveau.
Note | Ce que le jury emlyon/HEC y associe (session 2025) |
< 3 | Copies « résiduelles » : simple plan, ou très inachevées. |
3 à 5 | Exercice non maîtrisé, contresens, catalogue d’exemples ou citations sans logique, copies « patchwork » de paragraphes appris par cœur. |
6 à 7 | Traitement esquissé mais qui n’aboutit pas, exemples imprécis, bavardages et stéréotypes. |
8 à 9 | Sujet en partie traité, mais problématisation et analyses insuffisantes, exemples indifférenciés, fin digressive. |
10 à 11 | Contrat méthodologique rempli : sujet traité, devoir construit, mais analyse encore trop scolaire et illustrative. |
12 à 13 | Compréhension correcte des enjeux, analyse encore inégale, quelques maladresses dans le dialogue des références. |
14 à 15 | Compréhension fine et nuancée, construction dialectique manifeste, exemples pertinents et bien exploités. |
16 à 17 | Copies de très belle qualité, références judicieuses et précises, pensée maîtrisée et progressive. |
> 17 | Pensée précise, fine, originale : une dissertation « authentique ». |
Échelle de classement des copies telle qu’exposée dans le rapport de jury emlyon BS/HEC Paris 2025.
De cette grille et des reproches précédents se dégagent quelques principes de méthode, tous adossés aux rapports :
Interroger l’intitulé au brouillon avant tout : définir chaque terme, chercher plusieurs sens, faire surgir un vrai problème plutôt que de plaquer un cours.
Problématiser réellement, puis construire un plan qui approfondit au lieu de se contredire.
Choisir peu de références et d’exemples, mais de première main, et les analyser au service de l’argument.
Mobiliser les acquis de première année : le jury EDHEC/ESSEC rappelle que « le concours se prépare en deux ans » et que le programme de première année doit « nourrir la réflexion, quel que soit le thème de deuxième année ».
Soigner la langue, la présentation et les codes formels : c’est la part de la note la plus simple à sécuriser.
Le mot de la fin appartient au jury EDHEC/ESSEC : le correcteur « sera sensible à cette volonté d’exploration, même modeste, même maladroite, mais émanant d’un réel rapport aux œuvres ». Autrement dit, une pensée personnelle imparfaite vaut mieux qu’un discours parfait mais récité.
Conclusion : transformer les erreurs du rapport de jury de culture générale en avantage
Les erreurs recensées par les rapports de jury de culture générale 2025 ne sont ni exotiques ni imprévisibles : hors-sujet, définitions bâclées, plan qui se contredit, name-dropping, exemples non analysés, orthographe malmenée, logique par juxtaposition, codes formels ignorés. Elles se répètent chaque année parce qu’elles sont des réflexes de facilité — plaquer un cours plutôt que penser un sujet. La bonne nouvelle, c’est que chacune a son antidote, et que ces antidotes sont, eux aussi, dans les rapports : interroger l’intitulé, définir avec rigueur, problématiser, choisir peu de références mais les maîtriser, soigner la langue. Lire les rapports de jury n’est donc pas un supplément d’âme : c’est disposer, écrite par les correcteurs eux-mêmes, de la liste exacte de ce qui fait gagner ou perdre des points. Le candidat qui en fait sa grille de relecture part avec une longueur d’avance.






