Taux d’intégration Centrale-Supélec 2025 : comprendre la sélectivité du concours
Chaque année, plusieurs milliers d’étudiants de classes préparatoires scientifiques se présentent aux concours des grandes écoles d’ingénieurs.
Eline Le Berre

Chaque année, plusieurs milliers d’étudiants de classes préparatoires scientifiques se présentent aux concours des grandes écoles d’ingénieurs. Parmi eux, le concours Centrale-Supélec occupe une place particulière : il permet d’accéder à certaines des écoles les plus prestigieuses du paysage scientifique français. Très convoité, il constitue pour de nombreux préparationnaires un objectif majeur après deux ou trois années d’efforts intensifs.
Mais derrière la réputation du concours se cache une question essentielle pour les étudiants : quel est réellement le taux d’intégration en 2025 et que révèle-t-il sur la difficulté du concours ? Comprendre ces chiffres permet de mieux situer ses chances et de mesurer le niveau d’exigence de ce concours majeur.
Le concours Centrale-Supélec : un concours très attractif
Un concours qui attire des milliers de candidats
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Le concours Centrale-Supélec figure parmi les concours d’ingénieurs les plus importants après les concours X-ENS et Mines-Ponts. Il rassemble chaque année un nombre très élevé de candidats issus des classes préparatoires scientifiques.
En 2025, environ 15 000 candidats se présentent aux épreuves du concours pour tenter d’intégrer l’une des écoles du groupe. Face à cet afflux, le concours propose environ 3 500 places réparties dans les différentes écoles partenaires.
Cette forte attractivité s’explique par plusieurs facteurs. Les écoles du concours Centrale-Supélec bénéficient d’une excellente réputation académique, d’une forte insertion professionnelle et d’une ouverture internationale importante. Pour de nombreux préparationnaires, elles représentent donc une alternative prestigieuse aux écoles du concours Mines-Ponts ou à l’École polytechnique.
Un concours qui regroupe plusieurs grandes écoles
Le concours Centrale-Supélec ne concerne pas uniquement l’école CentraleSupélec elle-même. Il permet également d’accéder à plusieurs établissements d’ingénieurs reconnus, notamment les différentes Écoles Centrales, mais aussi d’autres institutions scientifiques de haut niveau.
Chaque école propose un nombre de places spécifique selon les filières de classes préparatoires : MP, PC, PSI, MPI ou TSI. Les places sont réparties entre statut étudiant et statut apprenti, ce qui élargit les possibilités d’intégration pour les candidats.
Les places offertes à CentraleSupélec en 2025
Une sélection très limitée pour l’école CentraleSupélec
L’école CentraleSupélec elle-même reste l’une des écoles les plus sélectives du concours. En 2025, le nombre de places offertes est relativement restreint selon les filières :
255 places en MP
155 places en PC
150 places en PSI
30 places en MPI
5 places en TSI
Ces chiffres concernent les admissions sous statut étudiant et montrent que l’accès à l’école demeure particulièrement compétitif.
Si l’on ajoute les places proposées sous statut apprenti et dans certaines spécialités (informatique, cybersécurité ou génie physique), le total reste néanmoins limité par rapport au nombre de candidats qui présentent le concours.
Des ratios très sélectifs selon les filières
La sélectivité du concours apparaît encore plus clairement lorsque l’on compare ces places au nombre de candidats.
Historiquement, les taux d’admission observés sont approximativement :
8 % en filière MP
6 % en filière PC
7 % en filière PSI
Autrement dit, seuls quelques pourcents des candidats obtiennent une place à CentraleSupélec, ce qui place l’école parmi les plus sélectives du concours.
Ces chiffres doivent toutefois être interprétés avec prudence. Tous les candidats ne visent pas nécessairement CentraleSupélec en priorité et certains intègrent finalement d’autres écoles mieux classées dans leurs choix.
Comment interpréter le taux d’intégration ?
Un taux qui dépend aussi du classement final
Le taux d’intégration ne correspond pas uniquement au nombre d’admis divisé par le nombre de candidats. En réalité, le système de concours fonctionne avec des classements et des choix successifs des candidats. Ainsi, un étudiant classé suffisamment haut peut refuser CentraleSupélec pour intégrer une école du concours Mines-Ponts ou l’École polytechnique. À l’inverse, certains candidats classés plus loin peuvent finalement intégrer grâce aux désistements successifs.
Ce mécanisme explique pourquoi le rang du dernier intégré est souvent bien plus éloigné que le nombre de places initialement offertes.
L’importance du niveau des classes préparatoires
Les statistiques d’intégration varient également fortement selon les classes préparatoires. Certaines grandes prépas historiques obtiennent chaque année un nombre élevé d’intégrations à CentraleSupélec.
Cela ne signifie toutefois pas que les étudiants d’autres établissements n’ont aucune chance. Les concours restent avant tout individuels : ce sont les performances personnelles aux épreuves écrites et orales qui déterminent l’admission.






