Quelle LVA et LVB choisir en prépa ECG ? Le guide complet pour faire le bon choix
Le choix de la langue vivante A (LVA) et de la langue vivante B (LVB) en classe préparatoire économique et commerciale (ECG) est une décision que beaucoup d'élèves et de familles prennent trop vite, ou trop mal.
Lila Dumonteil Divies

Le choix de la langue vivante A (LVA) et de la langue vivante B (LVB) en classe préparatoire économique et commerciale (ECG) est une décision que beaucoup d'élèves et de familles prennent trop vite, ou trop mal. On choisit souvent par réflexe : l'anglais en LVA parce que tout le monde le fait, l'espagnol en LVB parce qu'on l'a fait depuis la cinquième. Ce n'est pas nécessairement un mauvais choix, mais le faire sans avoir réfléchi aux enjeux réels, aux exigences des concours et aux effets stratégiques sur le classement final, c'est laisser des points sur la table sans s'en apercevoir.
En prépa ECG, les langues vivantes représentent une part significative des épreuves aux concours BCE et ECRICOME. La LVA compte généralement davantage que la LVB dans la pondération finale, mais les deux contribuent au classement et peuvent faire basculer une candidature. Comprendre les règles du jeu, les spécificités de chaque langue dans ce contexte précis, et les pièges à éviter est donc un vrai levier de performance, pas un sujet secondaire à régler en cinq minutes. Cet article vous donne tous les éléments pour prendre cette décision avec lucidité.
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Comprendre le cadre : comment fonctionnent les langues aux concours ECG
LVA et LVB : deux rôles distincts dans les concours
Avant de choisir quelle langue mettre en A et laquelle mettre en B, il faut comprendre ce que cette distinction signifie concrètement dans les concours. La LVA est la langue principale, celle que vous maîtrisez le mieux et dans laquelle vous serez évalué à un niveau d'exigence plus élevé. Aux concours BCE et ECRICOME, la LVA fait l'objet d'épreuves écrites et, dans certaines écoles, d'épreuves orales. La LVB est la langue secondaire : les épreuves sont généralement moins longues, les exigences un peu moins élevées, mais l'épreuve compte quand même dans le classement.
La grande majorité des élèves de prépa ECG choisit l'anglais comme LVA. C'est la langue de référence des affaires internationales, celle que toutes les grandes écoles valorisent dans leurs programmes et dans leurs recrutements, et celle pour laquelle les ressources d'entraînement sont les plus abondantes. Cette quasi-unanimité a une conséquence importante : en anglais LVA, vous êtes en concurrence directe avec tous les candidats, y compris ceux qui ont vécu à l'étranger, qui ont des parents anglophones, ou qui ont suivi un cursus bilingue. Le niveau moyen est élevé, et se démarquer demande un travail spécifique et ciblé.
Les épreuves de langues aux concours BCE et ECRICOME
Aux concours BCE, qui donnent accès à HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, Skema et d'autres grandes écoles, la LVA fait l'objet d'une épreuve écrite de compréhension et d'expression, généralement construite autour d'un ou plusieurs textes authentiques sur un thème de société, d'économie ou de politique internationale. L'épreuve demande de comprendre finement des textes denses, de les synthétiser avec précision, et d'argumenter en langue étrangère sur des sujets complexes. La qualité de la langue elle-même (syntaxe, vocabulaire, registre) est évaluée au même titre que la pertinence du contenu. Il peut également y avoir une épreuve orale de LVA dans certaines écoles, notamment dans les admissions en parallèle.
Pour la LVB, l'épreuve est en général plus courte et centrée sur la compréhension et l'expression écrite, avec des textes légèrement moins difficiles qu'en LVA. Mais elle reste une épreuve sérieuse, et négliger sa LVB en se disant que ça ne compte pas beaucoup serait une erreur de stratégie. Sur un concours serré, où les candidats sont séparés par quelques points, une bonne LVB peut faire la différence entre une acceptation et un refus.
Le coefficient des langues : ce que disent vraiment les chiffres
Les coefficients varient selon les écoles et les concours, mais la tendance générale est que la LVA pèse environ deux fois plus que la LVB dans le total des points. Dans le classement BCE, les langues représentent une part non négligeable du score final, et les élèves qui ont un excellent niveau en LVA et une LVB solide disposent d'un vrai avantage sur ceux qui ont tout misé sur les matières de spécialité (mathématiques, économie, management) en négligeant les langues. C'est d'autant plus vrai que les langues sont l'une des rares matières où un travail régulier et méthodique sur deux ans permet des progrès visibles et mesurables, sans la part d'imprévisibilité qui caractérise une épreuve de maths difficile.
L'anglais en LVA : incontournable, mais attention aux faux amis
Pourquoi l'anglais s'impose pour presque tout le monde
Choisir l'anglais en LVA n'est pas simplement un réflexe moutonnier : c'est un choix qui a des fondements solides. L'anglais est la lingua franca des affaires mondiales, de la finance, du management et des relations internationales. Les grandes écoles de commerce françaises forment des cadres qui vont travailler dans des environnements internationaux où l'anglais est souvent la seule langue commune. Elles valorisent donc très fortement un niveau d'anglais professionnel élevé, et leurs épreuves d'anglais reflètent cette exigence : les textes sont authentiques, les thèmes sont en prise directe avec l'actualité économique et géopolitique mondiale, et la qualité de l'expression écrite est jugée selon des critères proches de ceux d'un locuteur natif.
De plus, les ressources disponibles pour se préparer à l'anglais LVA sont incomparablement plus riches que pour toute autre langue : journaux économiques anglophones (The Economist, Financial Times, The Guardian, The New York Times), podcasts, séries télévisées, films, littérature, cours en ligne. Un élève qui lit régulièrement The Economist et qui écoute des podcasts économiques en anglais nourrit simultanément son vocabulaire, sa compréhension de l'actualité, et sa capacité à argumenter en anglais sur des sujets de fond. C'est un investissement efficace parce qu'il travaille à la fois la langue et la culture générale.
Les pièges spécifiques de l'anglais LVA en prépa ECG
Justement parce que tout le monde choisit l'anglais en LVA, les erreurs de préparation sont aussi très répandues et bien identifiées. Le premier piège est la suffisance : beaucoup d'élèves qui ont eu de bonnes notes en anglais au lycée pensent que leur niveau est acquis et qu'ils n'ont pas besoin de travailler spécifiquement leur LVA. C'est une illusion. Le niveau attendu en prépa ECG est significativement supérieur au niveau du lycée, les textes sont plus complexes, les thèmes plus spécialisés, et les critères de correction plus exigeants. Un élève qui ne travaille pas son anglais pendant deux ans va stagner, voire régresser, alors que les autres progressent.
Le deuxième piège est le vocabulaire insuffisant sur les thèmes économiques et politiques. Les textes des concours abordent des sujets comme la politique monétaire, les inégalités, la mondialisation, le changement climatique, les relations géopolitiques, les crises financières. Un vocabulaire général correct ne suffit pas : il faut maîtriser le lexique précis de ces domaines en anglais. La solution est la lecture régulière de sources anglophones sérieuses, accompagnée d'un travail de mémorisation du vocabulaire rencontré. Le troisième piège est la négligence de l'expression écrite : beaucoup d'élèves comprennent bien l'anglais mais peinent à produire une prose fluide, précise et idiomatique. L'entraînement régulier à la production écrite, avec correction par un professeur compétent, est indispensable.
Quelle LVB choisir ? Le comparatif des grandes langues
L'espagnol LVB : le choix de la masse, et ce que ça implique
L'espagnol est de loin la LVB la plus choisie en prépa ECG. La quasi-totalité des élèves l'ont étudié au collège et au lycée, et le niveau moyen en espagnol est donc relativement homogène dans les prépas. C'est un avantage en termes de préparation (les ressources abondent, les professeurs sont nombreux et expérimentés), mais aussi un inconvénient en termes de compétition : vous n'allez pas vous démarquer sur votre LVB espagnol si tout le monde a un niveau similaire au vôtre.
La vraie question à se poser pour l'espagnol est donc : quel est mon niveau réel, et est-ce que je peux l'améliorer significativement sur deux ans ? Si vous avez un niveau solide en espagnol et que vous aimez cette langue, l'espagnol en LVB est un excellent choix qui vous permettra de maintenir et d'améliorer votre niveau sans un effort disproportionné. Si vous avez un niveau moyen et peu d'appétit pour la langue, vous risquez de stagner et d'obtenir des notes médiocres qui pèseront sur votre classement. Dans ce cas, il vaut mieux réfléchir à d'autres options.
L'allemand LVB : un pari stratégique pour les bons germanophones
L'allemand est une LVB stratégiquement intéressante pour une raison simple : il y a beaucoup moins de candidats qui le choisissent, et le niveau moyen de ceux qui le choisissent est souvent plus faible que le niveau moyen des germanophones réels. Autrement dit, si vous avez un bon niveau en allemand, obtenu par exemple dans une section euro ou dans une famille bilingue, vous pouvez vous démarquer plus facilement sur cette LVB que sur l'espagnol, où la concurrence est plus serrée.
L'allemand présente par ailleurs un intérêt professionnel évident pour les futurs cadres de grandes écoles : l'Allemagne est la première économie d'Europe, et la maîtrise de l'allemand est un atout différenciant sur le marché du travail des grandes entreprises franco-allemandes ou des institutions européennes. Certaines grandes écoles valorisent explicitement l'allemand dans leur sélection pour des programmes spéciaux ou des doubles diplômes avec des universités germaniques. Si vous avez un niveau B2 ou supérieur en allemand et que vous êtes prêt à l'entretenir, c'est une LVB à considérer sérieusement.
Le chinois LVB : l'option rare qui peut tout changer
Le chinois mandarin est l'option LVB la plus rare et potentiellement la plus différenciante en prépa ECG. Très peu de candidats le choisissent comme LVB, et les correcteurs valorisent fortement les candidats qui maîtrisent cette langue, ne serait-ce que parce que le chinois est devenu indispensable pour comprendre l'économie mondiale du XXIe siècle et que les grandes écoles de commerce cherchent à former des cadres capables d'opérer en Asie. Les épreuves de chinois LVB aux concours BCE sont moins nombreuses que pour les autres langues, mais leur existence ouvre des possibilités de se distinguer réellement.
Cependant, choisir le chinois LVB sans avoir un niveau réel est une stratégie risquée. Le chinois est une langue très différente des langues européennes, dont l'apprentissage demande un investissement considérable, et improviser un niveau en deux ans de prépa est illusoire si on part de zéro. Cette option est réaliste uniquement pour des élèves qui ont déjà étudié le chinois plusieurs années (en option lycée, à l'Alliance française, dans le cadre familial) et qui disposent d'un socle linguistique sérieux sur lequel s'appuyer. Pour eux, le chinois LVB est un vrai levier de différenciation.
L'arabe, l'italien, le portugais et les autres langues moins fréquentes
D'autres langues sont proposées en LVB dans certaines prépas, notamment l'arabe, l'italien, le portugais, le japonais, le russe ou le néerlandais. Ces langues ont toutes des atouts stratégiques similaires au chinois : peu de candidats, possibilité de se démarquer pour ceux qui ont un niveau réel. L'arabe, par exemple, est extrêmement valorisé dans le monde des affaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et les grandes écoles de commerce cherchent des diplômés capables de travailler dans ces zones économiques en pleine croissance. L'italien et le portugais sont accessibles pour des francophones ayant une bonne base en langues romanes, et l'Italie comme le Brésil sont des marchés économiques majeurs.
La règle de prudence reste la même pour toutes ces langues : choisir une langue rare comme LVB n'a de sens que si vous avez un niveau réel qui vous permettra d'être compétitif dans l'épreuve. Une LVB exotique choisie pour paraître original mais travaillée à moitié sera une source de mauvaises notes, pas d'avantage stratégique.
Les critères de décision : comment choisir selon votre profil
Premier critère : votre niveau réel dans chaque langue
Le critère le plus important, et le plus souvent sous-estimé, est votre niveau linguistique réel dans les langues que vous envisagez. Il ne s'agit pas du niveau que vous pensez avoir, ni de la note que vous avez eue en terminale : il s'agit de votre capacité effective à lire, comprendre et produire des textes complexes dans cette langue. Pour évaluer votre niveau objectivement, passez des tests standardisés (TOEFL, IELTS, DELF, Goethe-Zertifikat selon la langue), lisez des articles de presse ou des textes académiques dans la langue et évaluez honnêtement votre compréhension, et demandez à un professeur natif ou très compétent un retour précis sur votre production écrite.
Une fois ce diagnostic fait, le raisonnement est simple : mettez en LVA la langue dans laquelle vous êtes le meilleur, et en LVB la langue dans laquelle vous pouvez espérer le meilleur score relatif en deux ans de travail. Pour la quasi-totalité des élèves, la LVA sera l'anglais. Pour la LVB, le choix dépend de votre histoire personnelle avec les langues : si vous avez un niveau B2 solide en espagnol et un niveau A2 fragile en allemand, l'espagnol est le meilleur choix même si l'allemand est stratégiquement plus différenciant. Un bon score sur une langue accessible vaut mieux qu'un score médiocre sur une langue rare.
Deuxième critère : les langues proposées dans votre prépa
Toutes les préparations ne proposent pas toutes les langues. Avant de fantasmer sur le chinois LVB ou l'arabe LVB, vérifiez quelles langues sont réellement enseignées dans l'établissement que vous envisagez, et quel est le niveau de l'enseignement proposé. Certaines prépas très bien dotées offrent un large éventail de langues avec des professeurs natifs ou très qualifiés. D'autres n'ont qu'anglais, espagnol et parfois allemand. Il est possible dans certains cas de préparer une LVB dans une langue non enseignée dans votre établissement, mais cela demande une organisation personnelle très sérieuse et un niveau de départ suffisamment solide pour ne pas avoir besoin d'un encadrement hebdomadaire.
Renseignez-vous également sur le nombre d'heures hebdomadaires consacrées à chaque langue dans le programme de la prépa. La LVA reçoit généralement plus d'heures d'enseignement que la LVB, ce qui correspond à la logique des concours. Mais certains établissements proposent des options d'approfondissement ou des cours supplémentaires pour les langues rares, ce qui peut être décisif si vous envisagez une LVB originale.
Troisième critère : votre stratégie de classement
Le choix de la LVB doit aussi être pensé en termes stratégiques : dans quel domaine pouvez-vous le plus facilement gagner des points supplémentaires sur vos concurrents ? Si vous êtes très fort en maths et en économie mais moyen en langues, vous devez vous concentrer sur les matières où vous avez un potentiel de progression important. Si au contraire vous avez un niveau de langues excellent mais des faiblesses en maths, la LVB est l'une des rares matières où vous pouvez vous constituer un avantage significatif sur des candidats qui vous dépassent par ailleurs.
Une réflexion honnête sur votre profil de candidat, conduite idéalement avec un professeur ou un conseiller qui connaît bien les concours ECG, vous permettra d'identifier les leviers de progression les plus efficaces selon votre situation personnelle. Le choix de la LVB fait partie de cette réflexion stratégique globale, et il mérite d'y être intégré plutôt que traité comme une question accessoire.
Bien travailler ses langues en prépa ECG : les méthodes qui fonctionnent
Pour l'anglais LVA : immerger plutôt que réviser
La meilleure façon de progresser en anglais LVA n'est pas de passer des heures à réviser des listes de vocabulaire ou à faire des exercices de grammaire : c'est de s'immerger régulièrement dans des contenus anglophones authentiques et exigeants. Cela signifie lire chaque semaine au moins un ou deux articles dans The Economist, The Financial Times ou The Guardian sur des thèmes économiques, politiques ou sociaux. Cela signifie écouter des podcasts sérieux comme The Economist Babbage, Planet Money de NPR, ou Freakonomics. Cela signifie regarder des documentaires ou des séries en anglais avec sous-titres anglais, pas français. Cette immersion régulière construit le vocabulaire, la compréhension orale, et la familiarité avec les tournures idiomatiques de façon naturelle et durable.
En parallèle, l'entraînement à la production écrite est indispensable. Écrivez régulièrement des textes en anglais sur des sujets d'actualité, faites-les corriger, et travaillez précisément les remarques de votre correcteur. Un excellent niveau de compréhension orale ne compense pas une production écrite approximative aux épreuves écrites de concours. La régularité est clé : deux heures par semaine de travail actif et ciblé valent bien mieux que trois sessions intensives en période de concours.
Pour la LVB : maintenir le niveau et cibler les points faibles
La LVB est souvent la grande sacrifiée des années de prépa, notamment en première année où la charge de travail en maths et en économie est très lourde. Cette tentation de mettre la LVB de côté est compréhensible, mais elle est dangereuse : une langue qu'on n'entretient pas se dégrade, et deux ans de prépa sans travail sérieux en LVB peuvent transformer un niveau B2 en terminale en un niveau B1 fragile au moment des concours.
Le minimum indispensable pour maintenir sa LVB est de lire régulièrement dans cette langue (une fois par semaine au moins), de faire les devoirs maison et préparations de cours demandés par le professeur sans les bâcler, et de s'entraîner spécifiquement aux types d'épreuves des concours dès la deuxième moitié de la première année. En deuxième année, la LVB doit redevenir une priorité à part entière dans les deux à trois mois précédant les concours.
La préparation aux oraux de langues pour les admissions en parallèle
Certaines grandes écoles, notamment HEC, ESSEC et ESCP, organisent des oraux de langues dans leurs procédures d'admission post-écrits. Ces oraux sont souvent très valorisés car ils permettent aux écoles d'évaluer directement le niveau de communication orale, la capacité à argumenter en temps réel et à réagir à des questions imprévues. Se préparer aux oraux de langues demande un entraînement spécifique différent de la préparation aux écrits : il faut s'habituer à parler de façon fluide et structurée sur des sujets de fond, à répondre à des questions de précision ou de contradiction sans perdre le fil de son argumentation, et à gérer le stress de l'interaction en face à face avec des examinateurs souvent natifs.
Cette préparation doit commencer bien avant les concours, idéalement dès le premier semestre de deuxième année. Des groupes de conversation, des séances de simulation d'oraux avec un professeur ou un locuteur natif, et la pratique régulière de discussions en langue étrangère sur des sujets sérieux sont les meilleurs entraînements disponibles.
Les questions que tout le monde se pose
Peut-on changer de LVB entre la première et la deuxième année de prépa ?
Dans la plupart des établissements, il est techniquement possible de changer de LVB entre la première et la deuxième année, mais c'est une décision qui doit être prise avec beaucoup de prudence. Changer de LVB implique de rattraper en quelques mois le travail fait pendant toute la première année, ce qui est faisable si le niveau de départ dans la nouvelle langue est suffisamment solide, mais très risqué si c'est une langue qu'on connaît peu. Avant de faire ce choix, parlez-en à votre professeur de langue et à votre professeur principal, et évaluez honnêtement si vous avez les ressources linguistiques et le temps nécessaires pour vous adapter.
Faut-il absolument faire de l'anglais sa LVA ?
Techniquement non, mais pratiquement oui pour la très grande majorité des candidats. Il existe des élèves dont la langue la plus forte n'est pas l'anglais, par exemple des enfants élevés en contexte bilingue franco-allemand ou franco-espagnol, ou des élèves ayant vécu à l'étranger dans un pays non anglophone. Pour eux, il peut être stratégiquement judicieux de mettre leur meilleure langue en LVA, même si ce n'est pas l'anglais, à condition que cette langue soit reconnue et évaluée dans les concours ciblés. Vérifiez toujours que la langue que vous envisagez en LVA est bien acceptée et évaluée par les concours et les écoles que vous visez.
Est-ce que ma LVB va vraiment changer quelque chose à mon classement ?
Oui, et plus que la plupart des candidats ne le pensent. Sur les concours très sélectifs comme la BCE, où des milliers de candidats sont séparés par des marges très faibles, chaque épreuve compte. Une LVB travaillée sérieusement, où vous obtenez 15 ou 16 sur 20 plutôt que 10 ou 11, représente plusieurs dizaines de points supplémentaires dans le classement global, ce qui peut faire la différence entre une école de rang 3 et une école de rang 1. La LVB n'est pas la matière décisive, mais elle peut être le facteur d'ajustement qui bascule votre classement dans un sens ou dans l'autre.






