Le lycée professionnel : filières, diplômes et poursuites d'études

Le lycée professionnel expliqué aux élèves de troisième : familles de métiers, CAP, bac pro, PFMP et allocation, parcours de terminale et poursuites d'études.

ViragePrépa

Le lycée professionnel est un lycée où l'on apprend un métier et où l'on suit aussi des enseignements généraux, pour préparer un certificat d'aptitude professionnelle ou un baccalauréat professionnel. La formation associe des cours, des travaux en atelier ou en plateau technique, et des périodes de formation en milieu professionnel. Selon le RERS 2026 publié par la DEPP, 661 631 élèves y étaient inscrits sous statut scolaire à la rentrée 2025. La DEPP compte parmi eux 116 982 élèves en CAP. Le diplôme obtenu ouvre l'entrée dans l'emploi comme la poursuite d'études dans le supérieur.

Ce que recouvre le lycée professionnel

Une formation qui associe métier et savoirs généraux

Le lycée professionnel forme à un champ professionnel précis. Les élèves y travaillent des gestes, des procédés et des normes propres à une spécialité. Ils suivent en parallèle le français, les mathématiques, les langues vivantes, l'histoire-géographie et l'enseignement moral et civique.

Les grilles horaires du CAP et du baccalauréat professionnel sont fixées par l'arrêté du 21 novembre 2018, modifié, cité par eduscol. Elles prévoient des heures de co-intervention. Un professeur d'enseignement général et un professeur du champ professionnel y interviennent ensemble devant la même classe.

Ces grilles réservent aussi des heures d'accompagnement et de soutien au parcours. En CAP, selon la page du ministère, l'accompagnement personnalisé représente 192,5 heures sur deux ans.

Les diplômes que l'on y prépare

Plusieurs diplômes se préparent au lycée professionnel, listés par eduscol dans sa page de présentation de la formation. Chacun a sa durée de cycle et son niveau dans le cadre national des certifications professionnelles.

Diplôme

Niveau de certification

Durée du cycle

Périodes en entreprise

CAP

3

2 ans, de 1 à 3 ans selon le parcours

12 à 14 semaines

Baccalauréat professionnel

4

3 ans

fixées par l'arrêté de la spécialité

Brevet des métiers d'art

4

2 ans

12 à 16 semaines selon la spécialité

Brevet national des métiers d'art

4

3 ans

16 semaines

Certificat de spécialisation

non précisé par eduscol

environ 1 an après un CAP ou un bac pro

12 à 18 semaines

Source : eduscol, page « Présentation de la formation au lycée professionnel ». Le brevet national des métiers d'art ouvre à la rentrée 2026 après la troisième, avec quatre spécialités initiales annoncées par le ministère.

La seconde professionnelle et les familles de métiers

Le principe de la famille de métiers

Une famille de métiers regroupe plusieurs spécialités de baccalauréat professionnel proches. En seconde, l'élève travaille des compétences communes à ces spécialités. Il choisit sa spécialité précise à la fin de l'année, pour la première et la terminale.

Ce fonctionnement laisse une année pour découvrir le champ avant de se décider. Il concerne les élèves qui entrent dans une spécialité rattachée à une famille. Les autres spécialités se choisissent dès l'entrée.

Les familles existantes et leurs évolutions

Eduscol recense quatorze familles de métiers en classe de seconde professionnelle, regroupant cinquante-sept spécialités de baccalauréat professionnel. Elles sont définies par l'arrêté du 19 avril 2019, modifié. Leur mise en place s'est échelonnée entre 2019 et 2021.

Les quatorze familles portent sur :

  • la construction durable, le bâtiment et les travaux publics

  • les études et la modélisation numérique du bâtiment

  • l'agencement, la menuiserie et l'ameublement

  • la réalisation d'ensembles mécaniques et industriels

  • le pilotage et la maintenance d'installations automatisées

  • la maintenance des matériels et des véhicules

  • les transitions numérique et énergétique

  • l'aéronautique

  • les industries graphiques et de la communication

  • la gestion administrative, le transport et la logistique

  • la relation client

  • la beauté et le bien-être

  • l'hôtellerie-restauration

  • l'alimentation

Cette carte bouge. Eduscol indique que la spécialité « Métiers de la logistique » existe à compter de la rentrée 2025. La même page annonce la suppression des familles hôtellerie-restauration et alimentation à la rentrée 2027.

Choisir sa spécialité en fin de seconde

Le choix de spécialité se construit pendant l'année. Les enseignements professionnels communs servent de première exploration. Les périodes en entreprise apportent un second éclairage, en situation réelle.

Le professeur référent, l'équipe pédagogique et le psychologue de l'éducation nationale accompagnent cette décision. Le bureau des entreprises intervient aussi. Le ministère indique que chaque lycée professionnel en est doté et qu'il suit les élèves toute l'année sur leurs périodes en entreprise et en alternance.

Le certificat d'aptitude professionnelle

Un diplôme de niveau 3 centré sur un métier

Le CAP atteste la maîtrise d'un métier déterminé. Il se situe au niveau 3 du cadre national des certifications professionnelles. La page du ministère consacrée au CAP recense environ deux cents spécialités, dans les secteurs industriels, commerciaux et des services.

Le cycle de référence dure deux ans après la troisième. L'arrêté du 22 juillet 2019 réduit la durée des périodes en entreprise pour certaines spécialités de CAP.

Le CAP en un, deux ou trois ans

La circulaire du 15 janvier 2020, publiée au Bulletin officiel n° 3 du 16 janvier 2020, organise des parcours de durée variable. Le parcours en un an s'adresse notamment à des élèves de première ou de terminale, à des jeunes déjà diplômés et à certains élèves de troisième. Pour un CAP en un an, eduscol indique un minimum de cinq semaines en entreprise.

Le parcours en trois ans existe pour les élèves ayant des besoins particuliers. Pour la rentrée 2025, la DEPP compte 2 225 élèves en CAP en un an et 114 757 en CAP en deux ans.

Les épreuves et le chef-d'œuvre

L'examen du CAP combine deux formes d'évaluation. Certaines épreuves sont ponctuelles et terminales, écrites, pratiques ou orales. D'autres relèvent du contrôle en cours de formation, conduit par les formateurs. Le règlement d'examen de la spécialité répartit les deux.

La réalisation d'un chef-d'œuvre est obligatoire en CAP. Eduscol précise qu'elle peut être individuelle ou collaborative et qu'elle mobilise les compétences de la spécialité. Le ministère indique par ailleurs qu'à partir de la session 2027, le niveau d'attente rédactionnelle est renforcé aux épreuves écrites.

Le baccalauréat professionnel

Trois ans et une spécialité

Le baccalauréat professionnel a été créé en 1985. Eduscol le présente comme un diplôme national de niveau 4, avec près de cent spécialités. Le cycle se déroule en trois ans, de la seconde à la terminale.

Il se prépare sous statut scolaire, en apprentissage ou en formation continue. Eduscol signale aussi une voie pour les adultes justifiant de trois années d'expérience professionnelle en rapport avec le diplôme. La validation des acquis de l'expérience est une autre voie, prévue par l'article L. 335-5 du code de l'éducation.

Là où le CAP prévoit un chef-d'œuvre, le baccalauréat professionnel prévoit un projet obligatoire, individuel ou collaboratif. Il donne lieu à un oral, que la note de service du 4 mars 2024 place fin juin.

Une attestation de réussite intermédiaire est délivrée en fin de première professionnelle, sur la base du livret scolaire. L'arrêté du 16 décembre 2020 l'institue. Une note de service du 20 janvier 2021, publiée au Bulletin officiel n° 6 du 11 février 2021, en précise la mise en œuvre.

L'examen et la délibération

Eduscol décrit sept épreuves obligatoires au baccalauréat professionnel, qui peuvent se décomposer en sous-épreuves. Chaque unité correspond à un bloc de compétences. Deux épreuves facultatives sont possibles, dont la mobilité et une langue vivante.

Une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 vaut admission. Une moyenne inférieure à 8 vaut ajournement. Entre 8 et 10, avec au moins 10 sur 20 aux épreuves professionnelles, le candidat accède à l'épreuve de contrôle, régie par l'arrêté du 25 novembre 2021.

Cette épreuve de contrôle comporte deux parties notées sur 20 : une discipline fixée par la spécialité, et le français ou l'histoire-géographie avec l'enseignement moral et civique. Les notes égales ou supérieures à 10 sur 20 restent valables cinq ans.

Les périodes de formation en milieu professionnel

Ce qu'est une PFMP

Les périodes de formation en milieu professionnel sont des temps de formation en entreprise, en association ou en administration. Elles sont définies à l'article L. 124-1 du code de l'éducation. Eduscol rappelle qu'elles sont obligatoires et évaluées pour le CAP comme pour le baccalauréat professionnel.

Chaque période donne lieu à une convention. Elle est signée par le chef d'établissement, le chef d'entreprise, le professeur référent, le tuteur et l'élève, ou son représentant légal s'il est mineur. Quatre annexes l'accompagnent, dont l'annexe pédagogique et l'annexe financière.

La durée et le calendrier

Pour le CAP, eduscol indique 12 à 14 semaines sur le cycle, avec une répartition par spécialité fixée à l'annexe II de l'arrêté du 19 avril 2019. Pour le baccalauréat professionnel, la durée totale dépend de la spécialité et de son arrêté. Vérifie le chiffre applicable sur eduscol et dans le référentiel du diplôme.

L'établissement arrête le calendrier et peut moduler le nombre de semaines par année, dans la limite du total prévu pour le cycle. En terminale de baccalauréat professionnel, la note de service du 4 mars 2024 fixe six semaines de périodes en entreprise obligatoires entre septembre et la mi-mai.

L'allocation versée par l'État

Depuis la rentrée 2023, l'État verse une allocation pour les périodes de formation en milieu professionnel des lycéens professionnels. Le décret n° 2023-765 du 11 août 2023 l'institue. L'arrêté du 11 août 2023, modifié par l'arrêté du 22 avril 2026, en fixe les montants et les conditions de versement.

Année de formation

Montant par semaine de PFMP

1re année de CAP, seconde de bac pro, 1re année de BNMA

50 €

2e année de CAP, première de bac pro, 2e année de BNMA

75 €

Terminale de bac pro, 3e année de BNMA

100 €

Source : eduscol, page « Allocation de stage au lycée professionnel ». L'allocation concerne le CAP, le baccalauréat professionnel, la mention complémentaire, le brevet des métiers d'art et le brevet national des métiers d'art. Les élèves doivent être inscrits dans un établissement public ou privé sous contrat.

La gratification de l'entreprise et les frais

L'allocation de l'État et la gratification de l'entreprise sont deux choses distinctes. Eduscol indique que la gratification versée par l'organisme d'accueil devient obligatoire au-delà de deux mois consécutifs chez le même organisme, et qu'elle reste facultative en deçà. Elle peut se cumuler avec l'allocation.

L'établissement rembourse par ailleurs des frais liés à la période : hébergement, restauration, transport et assurance. Pour les travaux réglementés, le chef d'établissement vérifie que l'employeur a déclaré la dérogation nécessaire.

Les deux parcours de la classe de terminale

Le cadre fixé en 2024

La note de service du 4 mars 2024, publiée au Bulletin officiel n° 11 du 14 mars 2024, organise la fin de l'année de terminale professionnelle en deux parcours. Elle s'appuie sur l'arrêté du 22 janvier 2024, qui modifie l'arrêté du 21 novembre 2018.

Selon ce texte, l'année de terminale compte 34 semaines de formation et 2 semaines d'examen. De septembre à la mi-mai, le programme est commun : 22 semaines de cours et 6 semaines de périodes en entreprise. De la mi-mai au début juillet vient un parcours différencié de 6 semaines, hors évaluation certificative.

L'organisation retenue pour l'année en cours est communiquée par l'établissement. Vérifie-la auprès du lycée et au Bulletin officiel, car ces modalités peuvent évoluer.

Le parcours de préparation à l'insertion professionnelle

Ce parcours s'adresse aux élèves qui visent un emploi à la sortie du diplôme. Il repose sur une ou plusieurs périodes en entreprise totalisant six semaines. Chaque période exige une convention tripartite et ouvre droit à l'allocation prévue par le décret du 11 août 2023.

Le versement dépend de l'attestation de fin de stage. La note de service précise qu'il n'y a pas de visite certificative pendant ces semaines. Ce parcours est aussi ouvert aux élèves qui envisagent une formation courte ou par apprentissage, comme un certificat de spécialisation, un CAP en un an ou une formation complémentaire d'initiative locale.

Le parcours de préparation à la poursuite d'études supérieures

Ce parcours représente six semaines, à raison de 25 heures d'enseignement et d'accompagnement par semaine, plus 5 heures de travail personnel. La note de service indique qu'environ deux tiers du temps vont au renforcement disciplinaire et méthodologique, et un tiers au développement des compétences psychosociales.

Des immersions en entreprise ou dans un établissement d'enseignement supérieur sont possibles. Le texte précise qu'elles ne constituent pas des périodes de formation en milieu professionnel et n'ouvrent donc pas droit à l'allocation.

Comment le choix se construit

La procédure décrite par la note de service se déroule en plusieurs temps. Les parcours sont présentés en début d'année et une fiche de dialogue recueille un premier souhait. Le dernier conseil de classe formule ensuite une recommandation motivée, fondée sur les vœux, les besoins et les points forts de l'élève.

Un entretien réunit l'élève, sa famille s'il est mineur, et un membre de l'équipe éducative. Le choix final revient à l'élève ou à sa famille, par la remise d'une fiche de choix.

Si la convention de période en entreprise n'est pas conclue, l'élève est orienté vers le parcours de poursuite d'études. La note de service précise par ailleurs que les vœux Parcoursup ne déterminent pas le parcours, et réciproquement.

Les poursuites d'études après un bac professionnel

Le BTS et l'avis du conseil de classe

Le brevet de technicien supérieur est un diplôme national de niveau 5, qui correspond à 120 crédits européens. Le ministère de l'enseignement supérieur recense 81 spécialités à la rentrée 2024, dans les secteurs industriel, tertiaire, et santé et social. La formation dure deux ans et comporte des périodes en entreprise.

Parcoursup décrit un dispositif propre aux candidats de terminale professionnelle. Le conseil de classe du deuxième trimestre se prononce sur la capacité de l'élève à réussir dans les BTS demandés. Cet avis est porté au dossier par le chef d'établissement, via la fiche Avenir, et il est visible par les établissements demandés.

Avec un avis favorable, le candidat est assuré de figurer parmi les candidats classés par la commission d'examen des vœux. Sans avis favorable, la candidature reste possible et la décision revient à la commission du lycée concerné. Parcoursup indique qu'un nombre de places est priorisé pour les bacheliers professionnels dans chaque BTS.

Pour 2025, Parcoursup fait état de 46 412 lycéens professionnels ayant reçu un avis favorable, dont 90,8 % ont obtenu une proposition d'admission. La même source indique que plus de 70 % des bacheliers professionnels ont reçu au moins une proposition en BTS en 2025.

Les classes passerelles

Des classes passerelles existent pour préparer l'entrée en BTS. Leur organisation est décrite par une circulaire publiée au Bulletin officiel n° 29 du 19 juillet 2018. Elles s'adressent à des bacheliers professionnels et consolident les acquis avant la formation de technicien supérieur. L'offre varie selon les académies.

Le BUT et la licence professionnelle

La licence professionnelle se situe au niveau 6 du répertoire national des certifications professionnelles et confère le grade de licence. Le ministère de l'enseignement supérieur indique que l'arrêté du 6 décembre 2019 l'a ouverte directement après le baccalauréat, alors qu'elle était auparavant accessible après un bac+2.

Une licence professionnelle de 180 crédits délivrée par un institut universitaire de technologie porte le nom de bachelor universitaire de technologie. Les stages et les projets tutorés y représentent au moins un tiers des crédits. Ils donnent lieu à un rapport écrit et à une soutenance orale.

Pour les titulaires d'un BTS, d'un BTSA ou d'un autre diplôme de niveau 5, les universités prévoient des parcours de mise à niveau et des modules d'adaptation.

Les écoles et la voie ATS

Après un BTS, le ministère de l'enseignement supérieur cite trois suites : une classe préparatoire ATS vers les grandes écoles scientifiques, une licence professionnelle ou un BUT dans un champ voisin, et certaines écoles d'ingénieurs. L'accès à ces écoles se fait par concours spécifique, entretien ou examen de dossier.

La classe préparatoire ATS dure un an. Elle s'adresse aux titulaires d'un BTS ou aux étudiants ayant validé une deuxième ou une troisième année de licence professionnelle ou de BUT. Le ministère décrit plusieurs voies : économie-gestion, ingénierie industrielle, génie civil, métiers de la chimie, métiers de l'horticulture et du paysage, et une voie biologie.

La voie ATS économie-gestion a une particularité décrite par le ministère. Elle fonctionne en double cursus, au lycée et à l'université, et permet de valider une troisième année de licence en économie-gestion ou en administration économique et sociale.

Pour les formations paramédicales, sociales ou artistiques, les modalités dépendent de chaque école. Certaines recrutent sur dossier, d'autres ajoutent des épreuves ou un entretien.

Préparer la suite dès maintenant

Les suites possibles après un CAP

Plusieurs suites existent après un CAP. La page du ministère cite les formations d'un an, certificat de spécialisation ou formation complémentaire d'initiative locale. Elle mentionne aussi la préparation d'un brevet des métiers d'art, selon la spécialité obtenue.

L'admission en première professionnelle est également prévue, sur demande de la famille et après avis du conseil de classe. Chaque spécialité dispose par ailleurs de son référentiel et de son règlement d'examen, publiés sur eduscol.

Avancer avec un accompagnement

Un travail d'orientation de cette ampleur gagne à être accompagné, parce qu'il mêle des échéances administratives, un choix de spécialité et un travail de fond. Chez ViragePrépa, un mentor issu du top 3 aide l'élève à cadrer son projet et à préparer les attendus des formations visées. Des cours particuliers renforcent ensuite les points identifiés, en français, en mathématiques ou en langue vivante. Un suivi 7j/7 permet de poser une question au moment où elle se présente.

FAQ

Oui. Après un baccalauréat professionnel, le BTS est une voie identifiée, avec un avis du conseil de classe porté sur la fiche Avenir et des places priorisées pour les bacheliers professionnels, selon Parcoursup. La licence professionnelle est ouverte directement après le baccalauréat depuis l'arrêté du 6 décembre 2019. Après un BTS viennent la classe préparatoire ATS, le BUT et certaines écoles d'ingénieurs, selon le ministère.

Eduscol recense quatorze familles de métiers en classe de seconde professionnelle. Elles regroupent cinquante-sept spécialités de baccalauréat professionnel et sont définies par l'arrêté du 19 avril 2019, modifié, leur mise en place s'étant échelonnée entre 2019 et 2021. Cette carte évolue, puisque eduscol annonce la suppression des familles hôtellerie-restauration et alimentation à la rentrée 2027. Vérifie donc la liste applicable à ton année sur la page eduscol dédiée aux familles de métiers.

Eduscol publie trois montants hebdomadaires : 50 € en première année de CAP et en seconde de baccalauréat professionnel, 75 € en deuxième année de CAP et en première, et 100 € en terminale. Ces montants sont fixés par l'arrêté du 11 août 2023, modifié par l'arrêté du 22 avril 2026, pris pour le décret n° 2023-765 du 11 août 2023. L'élève doit être inscrit dans un établissement public ou privé sous contrat.

Ce sont deux versements différents, qui peuvent se cumuler. L'allocation vient de l'État, pour toutes les périodes de formation en milieu professionnel, et la gratification vient de l'organisme d'accueil. Eduscol indique que cette gratification devient obligatoire au-delà de deux mois consécutifs chez le même organisme, et qu'elle reste facultative en deçà. L'annexe financière de la convention de stage précise ce qui est prévu pour la période.

La note de service du 4 mars 2024 décrit la procédure. Les deux parcours sont présentés en début d'année, puis une fiche de dialogue recueille un premier souhait. Le dernier conseil de classe émet ensuite une recommandation motivée, et un entretien suit avec un membre de l'équipe éducative. Le choix final revient à l'élève ou à sa famille, par la remise d'une fiche de choix.

Oui. La page du ministère consacrée au CAP prévoit une admission en première professionnelle, sur demande de la famille et après avis du conseil de classe. La spécialité de baccalauréat professionnel visée doit être cohérente avec le CAP obtenu. D'autres suites existent : un certificat de spécialisation, une formation complémentaire d'initiative locale, ou un brevet des métiers d'art selon la spécialité.

Pour le CAP, eduscol indique 12 à 14 semaines sur le cycle, avec une répartition par spécialité fixée à l'annexe II de l'arrêté du 19 avril 2019. Un CAP en un an comporte au minimum cinq semaines. Pour le baccalauréat professionnel, la durée totale dépend de la spécialité et de son arrêté : consulte le référentiel du diplôme. En terminale, la note de service du 4 mars 2024 prévoit six semaines entre septembre et la mi-mai.

Conclusion

Le lycée professionnel se lit mieux quand on en connaît les étapes. La seconde sert à explorer un champ, parfois dans une famille de métiers. La première et la terminale installent une spécialité. Les périodes en entreprise, encadrées par une convention et accompagnées d'une allocation de l'État depuis la rentrée 2023, construisent une expérience de travail réelle.

La fin de la terminale ouvre deux parcours selon le projet, avec le cadre posé par la note de service du 4 mars 2024. En aval, les suites sont nombreuses : BTS, classes passerelles, licence professionnelle et BUT, classe préparatoire ATS après un BTS, écoles recrutant sur dossier ou sur concours.

Garde l'habitude de vérifier chaque durée et chaque montant sur eduscol, au Bulletin officiel et sur Parcoursup, pour l'année qui te concerne.

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