Classement des écoles de commerce
Choisir une école de commerce après une prépa reste un moment crucial pour tout étudiant. La décision ne se limite pas à l’attrait d’un nom prestigieux, mais repose sur une analyse fine de la sélectivité, de la qualité de l’enseignement, de l’ouverture internationale et des perspectives professionnelles.
Eline Le Berre
Choisir une école de commerce après une prépa reste un moment crucial pour tout étudiant. La décision ne se limite pas à l’attrait d’un nom prestigieux, mais repose sur une analyse fine de la sélectivité, de la qualité de l’enseignement, de l’ouverture internationale et des perspectives professionnelles. Deux outils permettent de mieux comprendre le paysage des écoles post-prépa : le classement SIGEM, qui reflète la compétitivité réelle des admissions depuis les classes préparatoires, et le Financial Times, qui mesure la performance globale des établissements à l’international. Dans cet article, nous vous proposons une lecture claire et pédagogique du classement des écoles de commerce post-prépa pour 2025, en croisant ces deux approches afin de guider votre choix de manière éclairée.
I. Méthodologie du classement : qu’est-ce que le SIGEM ?
Le SIGEM, ou Système d’Intégration aux Grandes Écoles de Management, constitue la référence pour analyser la sélectivité des écoles après les classes préparatoires. Son fonctionnement repose sur un système inspiré des côtes ELO, initialement utilisé aux échecs.
Chaque école se voit attribuer un score basé sur la force relative des candidats qu’elle accueille, prenant en compte la difficulté à intégrer l’établissement et la compétitivité des étudiants. Une école disposant d’un score ELO élevé attire ainsi des profils particulièrement performants et offre un indicateur fiable de la sélectivité réelle post-prépa.
Contrairement à d’autres classements qui se basent sur la réputation ou les résultats internationaux, le SIGEM se concentre sur la réalité des admissions et permet de comparer les écoles sur un terrain objectif : l’excellence académique des candidats qui y sont intégrés.
Classement SIGEM 2025
En 2025, le SIGEM confirme la place traditionnelle des grandes écoles historiques en tête du classement. HEC Paris domine une nouvelle fois le classement, suivie de près par l’ESSEC et l’ESCP. EM Lyon et l’EDHEC complètent le top cinq, affichant également des scores élevés et illustrant leur attractivité auprès des meilleurs étudiants de prépa.
Ces écoles se distinguent par une combinaison de réputation académique et de compétitivité des admissions, tandis que d’autres établissements du top 10, tels que Grenoble EM ou Audencia, continuent de renforcer leur position grâce à la qualité de leurs programmes et à leur dynamisme sur le marché de l’emploi. Le SIGEM demeure ainsi un indicateur précieux pour tout étudiant souhaitant évaluer sa probabilité d’intégrer l’école de son choix à l’issue de la prépa.
Voici le classement complet des écoles de commerce d'après le SIGEM :
1 | HEC |
2 | ESSEC BS |
3 | ESCP BS |
4 | EDHEC BS |
5 | emlyon bs |
6 | SKEMA BS |
7 | Audencia BS |
7 | NEOMA BS |
9 | Grenoble EM |
10 | KEDGE BS |
11 | TBS Education |
12 | Rennes SB |
13 | IMT-BS |
14 | MBS |
15 | BSB |
15 | ICN |
17 | Excelia BS |
18 | EM Strasbourg |
19 | INSEEC |
20 | ISC Paris |
21 | Clermont SB |
22 | Brest BS |
23 | SCBS |
II. Notre classement : SIGEM et Financial Times
Pour aller au-delà de la seule compétitivité post-prépa, nous avons élaboré un classement combinant les scores SIGEMet une pondération basée sur le Financial Times. Cette approche permet de tenir compte à la fois de la sélectivité nationale et de la reconnaissance internationale des écoles.
Le Financial Times évalue les établissements sur la progression salariale des diplômés, l’ouverture internationale, la qualité de la recherche et la réputation auprès des recruteurs. En intégrant ces critères à notre méthodologie, nous obtenons un classement plus complet, reflétant à la fois l’excellence académique et l’influence mondiale des écoles.
Rang combiné | École | Comparaison avec le SIGEM |
1 | HEC Paris | = |
2 | ESSEC Business School | = |
3 | ESCP Business School | = |
4 | EDHEC Business School | = |
5 | emlyon business school | = |
6 | SKEMA Business School | = |
7 | Audencia Business School | = |
8 | NEOMA Business School | = |
9 | Grenoble Ecole de Management | = |
10 | TBS Education | +1 |
11 | KEDGE BS | -1 |
12 | Excelia Business School | +5 |
13 | MBS (Montpellier Business School) | +1 |
14 | Rennes School of Business | -2 |
15 | Institut Mines‑Télécom BS | -2 |
16 | EM Strasbourg Business School | +2 |
17 | ICN Business School | -1 |
18 | BSB (Burgundy School of Business) | -3 |
19 | Clermont School of Business | +2 |
20 | ISC Paris Grande École | = |
21 | INSEEC Grande École | -2 |
22 | Brest Business School | = |
23 | SCBS – South Champagne BS | = |
Ce classement montre que les grandes écoles historiques restent en tête, avec un top 9 inchangé, mais que certaines écoles en forte progression gagnent des places grâce à leur internationalisation et à la qualité de leur insertion professionnelle.
Analyse des dynamiques marquantes
Ce classement combiné révèle une hiérarchie des Business Schools françaises marquée par une stabilité structurelle au sommet et une forte volatilité dans le milieu de tableau.
D'une part, le "Top 9" affiche une résilience absolue, où l'ordre du SIGEM est parfaitement conforté par les indicateurs internationaux : HEC, ESSEC et ESCP sanctuarisent leur position, tandis que l'EDHEC et l'emlyon confirment leur ancrage indéboulonnable dans le top 5. Cette corrélation parfaite entre sélectivité post-prépa et reconnaissance globale souligne que, pour l'élite du classement, la réputation historique et l'excellence académique sont désormais indissociables !
D'autre part, la dynamique change dès la 10ème place, où l'on observe des recompositions liées à l'agilité internationale. La percée d'Excelia (+5 places) est l'exemple le plus frappant de cette tendance : elle démontre que des écoles moins "traditionnelles" en termes de sélectivité pure parviennent à bousculer la hiérarchie en misant sur une forte satisfaction des diplômés et une insertion professionnelle performante à l'étranger. À l'inverse, certaines écoles historiques subissent un léger recul, illustrant que le prestige du concours ne suffit plus à garantir son rang si l'ouverture globale n'est pas au rendez-vous.
En somme, ce classement témoigne d'un paysage à deux vitesses : un bloc de tête figé par son excellence, et un reste du Top 20 devenu un véritable terrain de compétition où l'impact professionnel prime sur le seul rang d'entrée.






