Ces ou ses : la règle et l'astuce pour ne plus confondre

Ces ou ses ? Ces est démonstratif, ses est possessif. Découvre la règle, l'astuce du singulier, les pièges fréquents et un exercice corrigé.

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Tu écris « ces » quand tu montres et « ses » quand tu rattaches à un possesseur. « Ces livres » désigne les livres que l'on a sous les yeux ou dont on vient de parler. « Ses livres » désigne les livres de quelqu'un, les livres d'Antoine ou de ta sœur. Les deux mots se prononcent exactement de la même façon, ce qui explique la confusion. Le réflexe le plus sûr consiste à remettre le groupe au singulier : si tu obtiens « ce livre » ou « cette table », tu écris « ces » ; si tu obtiens « son livre » ou « sa table », tu écris « ses ». Cette page te donne la règle, deux astuces, les pièges et un entraînement corrigé.

Ces ou ses : la réponse immédiate

Ce que « ces » remplace

« Ces » est le pluriel de « ce », de « cet » et de « cette ». Il appartient à la famille des démonstratifs. Son rôle est de pointer vers quelque chose.

Tu l'emploies pour désigner ce que tu montres du doigt, ce qui est visible, ou ce dont le texte vient de parler. « Ces copies sont à rendre lundi » suppose que l'on sait de quelles copies il s'agit. Le pluriel « ces » ne change jamais de forme, quel que soit le genre du nom.

Ainsi, « ce carnet » devient « ces carnets », et « cette feuille » devient « ces feuilles ». Un seul mot couvre donc le masculin et le féminin au pluriel.

Ce que « ses » remplace

« Ses » est le pluriel de « son » et de « sa ». Il appartient à la famille des possessifs. Son rôle est de rattacher un objet à un possesseur unique.

« Ses copies » signifie les copies de cette personne. Le possesseur est à la troisième personne du singulier : il, elle, on, ou un nom propre. Le nombre qui change est celui de l'objet possédé, pas celui du possesseur.

Ainsi, « son carnet » devient « ses carnets », et « sa feuille » devient « ses feuilles ». Là encore, une seule forme couvre les deux genres.

Pourquoi l'oreille ne t'aide pas

« Ces » et « ses » se prononcent tous les deux [sɛ]. Aucun indice sonore ne les sépare. Le français écrit distingue ici deux mots que le français parlé a fondus.

C'est pour cette raison que l'erreur résiste à l'habitude de lecture. Tu peux avoir lu des centaines de pages correctes sans jamais avoir entendu la différence. Le tri se fait donc par le sens, jamais par le son.

La nature grammaticale de chacun

« Ces », déterminant démonstratif

Un déterminant se place devant un nom et l'introduit. Le démonstratif est celui qui désigne, qui montre, qui renvoie à un élément identifié par la situation ou par le texte.

La série complète est simple à mémoriser. Au singulier, tu as « ce » devant un nom masculin, « cet » devant un nom masculin commençant par une voyelle ou un h muet, et « cette » devant un nom féminin. Au pluriel, tout se réduit à « ces ».

Ces formes peuvent être renforcées par les particules « -ci » et « -là ». On écrit « ce livre-ci » ou « ces livres-là ». Cette possibilité de renforcement est un signe fiable du démonstratif.

« Ses », déterminant possessif

Le déterminant possessif indique à qui appartient ce dont on parle, ou à quoi la chose se rattache. Il varie selon le possesseur et selon ce qui est possédé.

Pour un possesseur à la troisième personne du singulier, la série est « son », « sa » et « ses ». « Son » précède un nom masculin, « sa » un nom féminin, « ses » un nom pluriel. On emploie aussi « son » devant un nom féminin commençant par une voyelle, comme dans « son amie ».

Quand les possesseurs sont plusieurs, la série change et devient « leur » et « leurs ». « Ses parents » renvoie aux parents d'une seule personne. « Leurs parents » renvoie aux parents de plusieurs personnes.

Ce que les deux ont en commun

Les deux mots sont des déterminants. Tous deux se placent devant un nom pluriel et s'accordent avec lui.

Tu ne trouveras donc jamais « ces » ou « ses » devant un verbe. Si le mot suivant est un verbe conjugué, la bonne graphie est ailleurs, du côté de « c'est », « s'est », « sais » ou « sait ».

Cette observation élimine déjà une bonne partie des erreurs de copie. Un déterminant annonce un nom, parfois précédé d'un adjectif, comme dans « ces vieux cahiers » ou « ses meilleures notes ».

Le sens : montrer ou rattacher

« Ces » montre et désigne

Le démonstratif suppose que le lecteur sait de quoi tu parles. Cette information vient de la situation d'énonciation ou du contexte antérieur.

Dans « Range ces affaires », les affaires sont présentes dans la pièce. Dans « Ces arguments méritent discussion », les arguments ont été exposés juste avant. Le démonstratif crée un pont entre la phrase et ce qui l'entoure.

Racine en tire un effet saisissant dans Phèdre, à l'acte I, scène 3 : « Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent ! » Les ornements sont sur elle, visibles sur scène, et le démonstratif les montre au spectateur.

« Ses » rattache à un possesseur

Le possessif suppose, lui, qu'un possesseur a été nommé ou qu'il est évident. Ce possesseur est unique et à la troisième personne.

Dans « Marie a oublié ses clés », les clés appartiennent à Marie. Dans « Le village a gardé ses remparts », les remparts se rattachent au village. La relation n'est pas toujours une possession juridique : elle peut marquer un lien, une appartenance, une caractéristique.

Baudelaire en donne un exemple célèbre dans L'Albatros, poème des Fleurs du mal : « Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. » Les ailes sont celles de l'oiseau, nommé plus haut dans le texte.

Tableau de comparaison

Le tableau suivant récapitule les quatre informations à retenir pour chaque mot.

Critère

ces

ses

Nature

déterminant démonstratif pluriel

déterminant possessif pluriel

Singuliers correspondants

ce, cet, cette

son, sa

Sens porté

montrer, désigner, renvoyer au contexte

rattacher à un possesseur unique

Substitution par le singulier

ce livre, cette table

son livre, sa table

Autre substitution

ce livre-là, celui-là

les siens, les siennes

Pluriel du possesseur

forme inchangée

devient leur, leurs

Garde en tête la ligne des singuliers. C'est elle qui sert de test dans l'immense majorité des cas.

L'astuce la plus fiable : repasser au singulier

Le test en trois secondes

Prends le groupe nominal et mets-le au singulier. Tu obtiens alors soit un démonstratif, soit un possessif, et le doute se dissipe.

Si le singulier donne « ce », « cet » ou « cette », écris « ces ». Si le singulier donne « son » ou « sa », écris « ses ». Aucune phrase correcte ne résiste à ce test.

Le test fonctionne parce que le pluriel a fondu deux séries distinctes en deux formes homophones. Le singulier, lui, a gardé des formes nettement différentes. Tu remontes donc à l'endroit où la langue distingue encore.

Exemples traités

Prenons « (ces / ses) chaussures sont trempées ». Au singulier, tu peux dire « cette chaussure est trempée » si tu montres la chaussure. Tu écris alors « ces chaussures sont trempées ».

Prenons maintenant « Paul a perdu (ces / ses) gants ». Au singulier, la phrase naturelle est « Paul a perdu son gant ». Tu écris donc « Paul a perdu ses gants ».

Troisième cas : « Regarde (ces / ses) montagnes ». Au singulier, cela donne « Regarde cette montagne ». La graphie correcte est « ces montagnes ».

Quatrième cas : « L'arbre a perdu (ces / ses) feuilles ». Au singulier, cela donne « L'arbre a perdu sa feuille ». La graphie correcte est « ses feuilles ».

Les limites du test

Le test suppose que tu saches déjà ce que tu veux dire. Il ne devine pas ton intention, il la révèle.

Dans certaines phrases, les deux singuliers passent. « Il a rangé cette chemise » et « il a rangé sa chemise » sont tous deux corrects. Le test te renvoie alors au sens, et c'est le contexte qui tranche.

C'est pourquoi la substitution n'est pas une recette mécanique. Elle te force à te demander si tu montres ou si tu attribues, ce qui est précisément la bonne question.

La seconde astuce : « celui-là » ou « les siens »

Remplacer par « ce ... -là »

Le démonstratif accepte le renforcement par « -là ». Ajoute cette particule au nom et écoute si la phrase tient debout.

« Ces exercices sont difficiles » devient « ces exercices-là sont difficiles ». La phrase reste naturelle, donc le démonstratif convient. Tu peux aussi remplacer tout le groupe par le pronom « ceux-là » ou « celles-là ».

À l'inverse, « Paul a perdu ses gants-là » sonne faux. Le renforcement échoue, parce que le mot n'est pas un démonstratif.

Remplacer par « les siens » ou « les siennes »

Le possessif, lui, se laisse remplacer par le pronom possessif correspondant. Pour la troisième personne du singulier, ce pronom est « le sien », « la sienne », « les siens », « les siennes ».

« Paul a perdu ses gants » devient « Paul a perdu les siens ». La phrase tient, donc le possessif convient. « Regarde les siennes » ne rend pas le sens de « Regarde ces montagnes », ce qui confirme le démonstratif dans le second cas.

Cette astuce rend aussi service avec les noms abstraits. « Elle défend ses idées » devient « Elle défend les siennes », et le doute tombe.

Combiner les deux astuces

Les trois tests se renforcent mutuellement. Le passage au singulier donne la réponse dans la grande majorité des cas.

Quand le sens reste flou, essaie « -là » puis « les siens ». Si la première substitution passe et pas la seconde, écris « ces ». Si c'est l'inverse, écris « ses ».

Si les deux passent, la phrase est réellement ambiguë hors contexte. Tu entres alors dans les cas traités plus bas, où seule la situation tranche.

Quand seul le contexte tranche

Des phrases correctes dans les deux cas

Certaines phrases restent grammaticalement valides avec l'une et l'autre graphie. Seul le sens change.

Compare « Il a relu ces notes » et « Il a relu ses notes ». Dans le premier cas, il relit des notes désignées par la situation, par exemple celles qui sont posées sur la table. Dans le second, il relit les notes qu'il a prises lui-même.

Autre paire : « Elle a reconnu ces photos » et « Elle a reconnu ses photos ». La première phrase parle de photos que l'on vient de montrer. La seconde parle de photos dont elle est l'auteure ou la propriétaire.

Comment lever le doute à l'écrit

À l'écrit, le lecteur n'a que ta phrase. Tu choisis donc la graphie qui correspond à ce que tu veux dire, et le contexte fait le reste.

Quand l'ambiguïté gêne la compréhension, reformule. « Il a relu les notes du cours » ou « il a relu les notes qu'il avait prises » lèvent l'hésitation sans sacrifier le sens.

Cette vigilance vaut particulièrement dans les travaux longs. Une copie de concours, un commentaire ou une dissertation gagnent à ne laisser aucune zone de flou sur le référent.

Le cas particulier de la dictée

En dictée, tu n'as pas le choix du sens : tu dois le reconstituer. Le correcteur, lui, a le texte d'origine sous les yeux.

Appuie-toi alors sur ce qui précède. Si le texte vient de nommer une personne, le possessif est souvent attendu. Si le texte vient de décrire un décor, le démonstratif reprend fréquemment les éléments décrits.

Écoute aussi la logique interne de la phrase. Une phrase comme « Le vieil homme caressait ... mains fatiguées » appelle le possessif, puisque les mains se rattachent à l'homme.

Les confusions voisines à ne pas mélanger

« C'est » et « s'est »

« C'est » est formé du pronom démonstratif « ce » élidé et du verbe « être ». Il introduit une identification ou une présentation, comme dans « c'est une bonne nouvelle ».

« S'est » est formé du pronom réfléchi « se » élidé et de l'auxiliaire « être ». Il appartient à un verbe pronominal au passé composé, comme dans « il s'est trompé ».

Le test est simple. Mets la phrase à une autre personne : « il s'est trompé » devient « je me suis trompé », ce qui confirme le pronominal. « C'est » peut souvent être remplacé par « cela est ».

« Sais » et « sait »

« Sais » et « sait » sont des formes du verbe savoir au présent de l'indicatif. « Je sais », « tu sais », « il sait ».

Le test consiste à changer de temps. Si tu peux dire « il savait », tu écris « il sait ». Si la phrase refuse l'imparfait, le mot n'est pas une forme de savoir.

Attention à la finale : « s » aux deux premières personnes, « t » à la troisième. « Tu sais ce que tu veux » et « il sait ce qu'il veut » suivent la même logique que tous les verbes en « -oir » de ce type.

Tableau des six homophones

Les six graphies se prononcent de la même façon. Le tableau ci-dessous donne le test associé à chacune.

Graphie

Nature

Test rapide

Exemple

ces

déterminant démonstratif pluriel

singulier en ce, cet, cette

Ces cahiers sont neufs.

ses

déterminant possessif pluriel

singulier en son, sa

Il range ses cahiers.

c'est

ce + être

remplacer par cela est

C'est une bonne idée.

s'est

se + être, verbe pronominal

changer de personne, je me suis

Il s'est levé tôt.

sais

savoir, 1re ou 2e personne du singulier

remplacer par savais

Je sais la réponse.

sait

savoir, 3e personne du singulier

remplacer par savait

Elle sait la réponse.

Garde ce tableau en tête pendant tes relectures. Un passage ciblé sur ces six formes repère beaucoup d'étourderies.

Pièges fréquents et entraînement

Les pièges qui reviennent le plus

Le premier piège est l'adjectif intercalé. Dans « ses vieilles chaussures » ou « ces vieilles chaussures », le nom est éloigné du déterminant, et l'œil se relâche. Le test du singulier s'applique pourtant à l'identique.

Le deuxième piège est la confusion entre « ses » et « leurs ». « Les élèves ont rendu ses copies » est fautif si chaque élève rend la sienne. La phrase correcte est « les élèves ont rendu leurs copies ».

Le troisième piège est le groupe sujet long. Quand le possesseur est nommé dix mots plus tôt, le lien se perd. Relis alors la phrase en remontant au nom qui commande le possessif.

Le quatrième piège est l'oral. Rien ne distingue les deux formes à l'écoute, donc l'autodictée ne corrige pas l'erreur. Seule la question du sens la corrige.

Le cinquième piège est le copier-coller mental d'expressions figées. « Ces derniers temps » et « ses derniers mots » voisinent dans la mémoire sans avoir le même sens. Teste chaque occurrence séparément.

Exercice : seize phrases à compléter

Complète avec « ces » ou « ses ». Écris ta réponse avant de regarder le corrigé.

  • Prends ... livres sur l'étagère du haut.

  • Antoine a rangé ... affaires avant de partir.

  • ... bruits viennent du couloir.

  • La ville a restauré ... façades anciennes.

  • Je ne connais pas ... personnes.

  • Elle relit ... notes avant la colle.

  • ... derniers jours ont été chargés.

  • Le chien remue ... oreilles.

  • Qui a laissé ... parapluies dans l'entrée ?

  • Mon frère prête rarement ... outils.

  • Observe ... lignes de force sur le tableau.

  • Le professeur corrige ... copies le dimanche.

  • ... arguments sont solides.

  • L'actrice a remercié ... proches.

  • Range ... papiers, ils traînent depuis hier.

  • Paul connaît ... défauts.

Corrigé commenté

Phrase 1 : ces. Au singulier, « prends ce livre ». Tu montres les livres.

Phrase 2 : ses. Au singulier, « son affaire », et surtout « Antoine a rangé les siennes ».

Phrase 3 : ces. « Ce bruit vient du couloir » fonctionne, « son bruit » ne veut rien dire ici.

Phrase 4 : ses. Les façades se rattachent à la ville, donc « la ville a restauré les siennes ».

Phrase 5 : ces. « Je ne connais pas cette personne » désigne des personnes présentes ou évoquées.

Phrase 6 : ses. Les notes sont celles qu'elle a prises, donc « elle relit les siennes ».

Phrase 7 : ces. L'expression « ces derniers jours » renvoie aux jours écoulés, que l'on désigne.

Phrase 8 : ses. Les oreilles appartiennent au chien, donc « le chien remue son oreille » au singulier.

Phrase 9 : ces. « Qui a laissé ce parapluie dans l'entrée ? » montre les objets présents.

Phrase 10 : ses. Les outils sont ceux de mon frère, donc « il prête rarement les siens ».

Phrase 11 : ces. « Observe cette ligne de force » désigne ce qui est visible sur le tableau.

Phrase 12 : ses. Les copies sont celles qu'il a ramassées, donc « il corrige les siennes » au sens de son lot.

Phrase 13 : ces. « Cet argument est solide » renvoie aux arguments qui viennent d'être exposés.

Phrase 14 : ses. Les proches se rattachent à l'actrice, donc « elle a remercié les siens ».

Phrase 15 : ces. « Range ce papier » montre les papiers posés devant toi.

Phrase 16 : ses. Les défauts sont ceux de Paul, donc « Paul connaît les siens ».

Compte tes points sur seize. En dessous de treize, reprends le test du singulier sur chaque erreur et réécris la phrase complète.

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FAQ

Mets le groupe nominal au singulier. Si tu obtiens « ce », « cet » ou « cette », écris « ces ». Si tu obtiens « son » ou « sa », écris « ses ». Par exemple, « ces cahiers » donne « ce cahier », et « ses cahiers » donne « son cahier ». Ce test fonctionne parce que le singulier a conservé des formes nettement distinctes, alors que le pluriel les a rendues homophones.

Les deux sont des déterminants placés devant un nom au pluriel. « Ces » est un déterminant démonstratif, pluriel de « ce », « cet » et « cette ». « Ses » est un déterminant possessif, pluriel de « son » et « sa », pour un possesseur à la troisième personne du singulier. Aucun des deux ne peut se placer devant un verbe conjugué.

Non. Les deux mots se prononcent [sɛ], exactement de la même manière. Aucun indice sonore ne permet de les séparer à l'oral. C'est précisément ce qui rend la confusion fréquente en dictée et en rédaction rapide. La distinction appartient à l'écrit seul, et elle se règle par le sens, jamais par l'oreille.

« Ses » suppose un possesseur unique, à la troisième personne du singulier. « Leurs » suppose plusieurs possesseurs. « L'élève a rendu ses copies » parle d'un seul élève. « Les élèves ont rendu leurs copies » parle de plusieurs élèves qui rendent chacun la leur. Le test consiste à identifier le sujet possesseur et à vérifier s'il est singulier ou pluriel.

Oui, sans difficulté. « Ces touristes ont oublié ses conseils » reste possible si « ses » renvoie à un guide nommé plus haut. Chaque déterminant est testé séparément, avec son propre passage au singulier. Les deux mots n'entrent pas en concurrence dans une phrase : ils y occupent des places différentes, devant des noms différents.

Les six graphies se prononcent [sɛ]. « Ces » et « ses » précèdent un nom pluriel. « C'est » se remplace par « cela est ». « S'est » appartient à un verbe pronominal et se teste en changeant de personne, avec « je me suis ». « Sais » et « sait » sont des formes de savoir et se testent avec l'imparfait, « savais » ou « savait ».

Certaines phrases acceptent les deux, avec deux sens différents. « Il a relu ces notes » parle de notes désignées par la situation. « Il a relu ses notes » parle des notes qu'il a prises. Choisis selon ce que tu veux dire. Si l'ambiguïté gêne la lecture, reformule le groupe, par exemple en écrivant « les notes du cours ».

Elle fonctionne bien quand le groupe nominal est complet et détachable. « Paul a perdu ses gants » devient « Paul a perdu les siens ». Elle devient moins commode avec les noms abstraits en position sujet ou dans les expressions figées. Dans ces cas, reviens au passage au singulier, qui reste le test le plus régulier et le plus rapide à appliquer.

Conclusion

Retiens une seule opération : repasse le groupe au singulier. « Ce », « cet » ou « cette » t'amènent à « ces », le démonstratif qui montre. « Son » ou « sa » t'amènent à « ses », le possessif qui rattache à un possesseur unique.

Les deux astuces de secours complètent ce réflexe. Le renforcement par « -là » confirme le démonstratif. Le remplacement par « les siens » ou « les siennes » confirme le possessif. Quand les deux passent, la phrase est ambiguë hors contexte, et c'est le sens que tu veux transmettre qui décide. Garde en tête les quatre voisins, « c'est », « s'est », « sais » et « sait », et relis tes copies en ciblant ces six formes.

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