100 mots de vocabulaire anglais à connaître en prépa

En LV1 comme en LV2, l'écart entre un 8 et un 15 tient rarement à la grammaire. Il tient au lexique.

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En LV1 comme en LV2, l'écart entre un 8 et un 15 tient rarement à la grammaire. Il tient au lexique. Écrire the difference between rich and poor people is big dit la même chose que entrenched inequalities have widened over the past decade. La seconde montre une fréquentation régulière de la presse anglophone et la maîtrise de la langue de l'argumentation. Les épreuves de concours, essais, thèmes, versions et colles, recyclent un stock de collocations assez stable, réparti en une dizaine de champs. Les cent entrées qui suivent constituent ce socle, avec leurs pièges d'emploi.

Économie, travail et société : le socle des sujets de concours

Les thèmes économiques et sociaux dominent les épreuves d'anglais des concours commerciaux. La raison en est simple : ce sont ceux que traite quotidiennement la grande presse économique anglophone, où les concepteurs puisent leurs textes.

Le lexique attendu n'est pas technique, il est idiomatique. Nommer une variation, une pression ou une mesure correctrice suppose de connaître le verbe qui accompagne le nom. C'est cette solidarité entre le nom et le verbe, la collocation, qui se voit en copie.

Économie et travail

Le premier réflexe concerne les verbes de variation. Un débutant dit to augment, un candidat entraîné dit to rise, to soar, to plummet, to level off. Le second réflexe concerne les mesures publiques, où to curb, to tackle et to address remplacent avantageusement to fight against.

Les noms de tendance demandent enfin une attention particulière, car ils imposent une préposition fixe. On écrit a sharp rise in unemployment, jamais a sharp rise of unemployment.

  • a sharp rise in : une forte hausse de. Famille utile : a steady increase in, a slight dip in, a sluggish recovery.

  • to curb : enrayer, juguler. To curb inflation, to curb public spending.

  • purchasing power : le pouvoir d'achat. An erosion of purchasing power.

  • a squeeze on household budgets : une pression sur le budget des ménages.

  • the cost-of-living crisis : la crise du coût de la vie. Traits d'union obligatoires en position d'adjectif.

  • to offshore / offshoring : délocaliser / la délocalisation. Mouvement inverse : reshoring.

  • a slowdown : un ralentissement. Le nom s'écrit soudé, le verbe se sépare : the economy is slowing down.

  • a tight labour market : un marché du travail tendu, c'est-à-dire en pénurie de main-d'œuvre.

  • a skills shortage : une pénurie de compétences. Variante : a labour shortage.

  • the gig economy : l'économie des petits boulots, l'ubérisation. Dérivé : gig workers.

  • red tape : la paperasse, les lourdeurs administratives. Collocation reine : to cut red tape.

  • a bailout / to bail out : un plan de sauvetage / renflouer une banque, une entreprise.

  • to lay off / redundancies : licencier pour motif économique / les licenciements. En anglais britannique : to make someone redundant.

  • trickle-down economics : la théorie du ruissellement. Notion contestée par Joseph Stiglitz comme par Thomas Piketty, une référence citable en essai.

Société et inégalités

Le champ social est celui où les copies sombrent le plus vite dans le calque. The society est fautif, le nom s'employant sans article au sens général. The poors n'existe pas, et les adjectifs substantivés comme the underprivileged, the elderly ou the homeless restent invariables.

L'autre difficulté tient aux métaphores. L'anglais raisonne en écarts que l'on comble (to bridge the gap), en filets qui rattrapent (a safety net) et en terrains que l'on égalise (a level playing field).

  • to bridge the gap between : combler le fossé entre. Nom associé : the widening gap between rich and poor.

  • widespread : généralisé, répandu. Widespread poverty, widespread discontent.

  • entrenched : ancré, enraciné. Entrenched inequalities, entrenched privilege.

  • social mobility : la mobilité sociale. Précisions : upward mobility, downward mobility.

  • a level playing field : des conditions équitables, une égalité des chances réelle.

  • the underprivileged : les défavorisés. Adjectif substantivé, sans marque de pluriel.

  • welfare benefits : les prestations sociales. Aux États-Unis, welfare est fortement connoté.

  • to be left behind : être laissé pour compte. Whole regions have been left behind.

  • a safety net : un filet de sécurité sociale.

  • grassroots : issu de la base, de terrain. A grassroots movement.

  • an ageing population : le vieillissement de la population. Orthographe américaine : aging.

Politique, institutions et justice : parler du pouvoir sans calquer le français

Ce champ récompense la précision institutionnelle. Un jury repère immédiatement le candidat qui traduit « État de droit » par the state of right au lieu de the rule of law, ou qui confond a bill et an act. Les institutions britanniques et américaines ayant leur vocabulaire propre, un noyau commun (élections, séparation des pouvoirs, procédure judiciaire) rend plus de services qu'une accumulation de termes spécialisés mal assimilés.

S'y ajoute la difficulté du registre. Le vocabulaire politique anglophone est riche en expressions imagées qui passent parfaitement en essai. Encore faut-il les employer avec la bonne construction : a backlash against, a crackdown on, to be at odds with. Ces prépositions ne s'improvisent pas.

Politique et institutions

  • the ruling party : le parti au pouvoir. À distinguer de the incumbent, le sortant.

  • a landslide victory : une victoire écrasante. To win by a landslide.

  • turnout : le taux de participation. Low voter turnout est une collocation quasi figée.

  • to be at odds with : être en désaccord avec, en porte-à-faux par rapport à.

  • checks and balances : les contre-pouvoirs, l'équilibre institutionnel des pouvoirs.

  • the rule of law : l'État de droit. Jamais the state of right.

  • a backlash against : une réaction hostile, un retour de bâton contre.

  • to pass / to repeal a bill : voter / abroger un texte. A bill est un projet, an act une loi promulguée.

  • accountability : l'obligation de rendre des comptes. To hold a government accountable.

  • partisan bickering : les querelles partisanes. Voisin utile : grandstanding, la posture politicienne.

Justice et criminalité

  • law enforcement : les forces de l'ordre, l'application de la loi.

  • a crackdown on : un tour de vis, une répression contre. A crackdown on tax evasion.

  • to be convicted of / to be sentenced to : être reconnu coupable de / être condamné à.

  • a miscarriage of justice : une erreur judiciaire.

  • the burden of proof : la charge de la preuve. The burden of proof lies with the prosecution.

  • a whistleblower : un lanceur d'alerte.

  • white-collar crime : la délinquance en col blanc, la criminalité financière.

  • prison overcrowding : la surpopulation carcérale. Verbe associé : to serve a sentence.

  • a deterrent / deterrence : un moyen de dissuasion / la dissuasion.

  • to go unpunished : rester impuni. Nom : impunity.

Environnement, énergie et technologies : deux champs à fort rendement

Environnement et technologie comptent parmi les thèmes les plus fréquents des sujets d'essai depuis une dizaine d'années. Ils partagent un même lexique de la transformation : quelque chose se déploie, s'accélère, bascule, produit des retombées.

Travailler ces deux champs présente donc un double intérêt, car nombre d'expressions y sont transposables d'un sujet à l'autre. A tipping point, far-reaching et a trade-off between servent aussi bien à décrire le climat que l'intelligence artificielle ou la géopolitique.

Un point d'attention subsiste : le jargon militant guette. Greenwashing, surveillance capitalism et algorithmic bias sont des termes légitimes, à condition d'être employés comme des concepts analysés et non comme des slogans.

Environnement et énergie

  • far-reaching : de grande portée, aux conséquences profondes. Far-reaching consequences.

  • the fallout from : les retombées de. Sens toujours négatif : the fallout from the crisis.

  • to phase out : supprimer progressivement. To phase out coal. Inverse : to phase in.

  • a carbon footprint : une empreinte carbone.

  • greenhouse gas emissions : les émissions de gaz à effet de serre.

  • renewables : les énergies renouvelables. Nom pluriel, employé sans energies.

  • to offset : compenser. Carbon offsetting désigne la compensation carbone.

  • to deplete / depletion : épuiser / l'épuisement des ressources.

  • landfill : la décharge, l'enfouissement. To send waste to landfill, sans article.

  • a tipping point : un point de bascule, un seuil d'irréversibilité.

  • greenwashing : l'écoblanchiment, la communication verte trompeuse.

Technologie et intelligence artificielle

  • a breakthrough : une percée, une avancée majeure. A major breakthrough in medicine.

  • cutting-edge : de pointe. Synonyme soutenu : state-of-the-art.

  • to roll out : déployer un produit, une technologie, une réforme.

  • a game changer : ce qui change la donne, un bouleversement.

  • algorithmic bias : les biais algorithmiques. Biased algorithms pour l'adjectif.

  • data privacy : la protection des données personnelles. Privacy ne se traduit pas par « privauté ».

  • automation : l'automatisation. Jobs at risk of automation.

  • a trade-off between : un arbitrage, un compromis entre deux exigences.

  • surveillance capitalism : le capitalisme de surveillance. Concept forgé par Shoshana Zuboff en 2019.

  • to lag behind : être à la traîne. Europe lags behind the United States in cloud computing.

Éducation, santé et médias : les champs de la vie quotidienne argumentée

Ces trois champs reviennent régulièrement en colle et en synthèse, parce qu'ils offrent des sujets immédiatement discutables. Leur lexique est en apparence facile, ce qui en fait un piège. Les faux amis y sont plus nombreux qu'ailleurs : a lecture est un cours magistral, to pass an exam signifie réussir un examen, a physician est un médecin et non un physicien.

L'autre exigence, particulièrement en santé, porte sur la neutralité de formulation. L'anglais contemporain privilégie les tournures centrées sur la personne, people with mental health issues plutôt que mentally ill people.

Éducation

  • higher education : l'enseignement supérieur. Further education désigne le post-secondaire court.

  • tuition fees : les frais de scolarité.

  • a dropout rate : un taux de décrochage, d'abandon.

  • rote learning : l'apprentissage par cœur, mécanique.

  • critical thinking : l'esprit critique. To foster critical thinking.

  • an achievement gap : un écart de réussite scolaire entre groupes sociaux.

  • lifelong learning : la formation tout au long de la vie.

  • to sit an exam : passer un examen, en anglais britannique. Variante américaine : to take an exam.

Santé

  • healthcare provision : l'offre de soins. Access to healthcare pour l'accès aux soins.

  • to put a strain on : mettre sous pression. A strain on hospitals.

  • life expectancy : l'espérance de vie. Life expectancy at birth.

  • a clinical trial : un essai clinique.

  • mental health issues : les troubles psychiques. Jamais mental problems.

  • an outbreak : une flambée épidémique, un foyer. To contain an outbreak.

  • preventive care : la médecine préventive, la prévention.

  • understaffed : en sous-effectif. Pour le désert médical : a healthcare desert.

Médias et information

  • a case in point : un exemple révélateur, un cas d'école. Connecteur d'argumentation précieux.

  • the mainstream media : les médias dominants, traditionnels.

  • an echo chamber : une chambre d'écho. Voisin : a filter bubble.

  • to debunk : réfuter, démonter une fausse information.

  • misinformation / disinformation : la désinformation involontaire / délibérée. La distinction est attendue.

  • a groundbreaking investigation : une enquête inédite, qui fait date.

  • to shed light on : mettre en lumière, éclairer un phénomène.

  • clickbait : le piège à clics, le racolage numérique.

  • a watchdog : un organe de surveillance, un contre-pouvoir. A media watchdog.

Géopolitique et défense : nommer les rapports de force

La géopolitique est le champ où le français induit le plus d'erreurs, faute de réflexes de nomination communs. Là où le français dit « les relations internationales », l'anglais préfère souvent foreign policy ou world affairs.

La notion de puissance illustre bien l'écart. L'anglais distingue power (la puissance), a power (une puissance) et powers (les prérogatives). La distinction entre soft power et hard power, formulée par Joseph Nye en 1990, fournit par ailleurs une grille d'analyse citable dans presque tous les sujets internationaux.

Rapports de force et diplomatie

  • the balance of power : l'équilibre des puissances. A shift in the balance of power.

  • to impose sanctions on : imposer des sanctions à. To lift sanctions pour les lever.

  • soft power / hard power : la puissance d'influence / la puissance coercitive, d'après Joseph Nye.

  • a stalemate : une impasse, un statu quo bloqué. Synonyme : a deadlock.

  • to hedge one's bets : ménager ses positions, refuser de choisir un camp.

Conflits et sécurité

  • to escalate / de-escalation : s'intensifier, faire monter la tension / la désescalade.

  • a ceasefire : un cessez-le-feu. To broker a ceasefire, négocier un cessez-le-feu.

  • a proxy war : une guerre par procuration.

  • an arms race : une course aux armements.

Méthode : apprendre cent mots et les avoir encore en tête au concours

Connaître une liste et disposer d'un lexique actif sont deux choses différentes. La recherche sur la mémoire converge sur un point, depuis les travaux d'Hermann Ebbinghaus à la fin du XIXe siècle jusqu'aux synthèses contemporaines sur l'apprentissage espacé.

Ce qui compte n'est pas le temps passé sur un mot, mais le nombre de fois où l'on va le rechercher en mémoire, à intervalles croissants. Une liste relue dix fois un dimanche soir sera oubliée le mercredi. La même liste testée cinq fois en trois semaines tiendra jusqu'aux écrits.

Répétition espacée et carnet de vocabulaire

Le principe est simple. Après un premier apprentissage, la série se revoit le lendemain, puis à trois jours, puis à une semaine, puis à un mois. Une application de cartes mémoire automatise ce calendrier, mais un carnet papier à colonnes fonctionne aussi bien, à condition de cacher la traduction et de se tester réellement.

Le format du carnet compte autant que le calendrier. Une entrée n'est pas un mot isolé, mais un mot dans sa collocation, avec sa préposition et un exemple de six à huit mots. Noter rise seul ne sert à rien. Noter a sharp rise in unemployment installe simultanément le nom, l'adjectif et la préposition.

Le réemploi immédiat, seule preuve d'acquisition

Un mot n'est acquis que lorsqu'il a été produit, pas seulement reconnu. Une règle de travail efficace consiste à écrire, le jour même, une phrase personnelle par nouvelle entrée, en lien avec un sujet d'actualité suivi par ailleurs. Cinq entrées, cinq phrases : l'exercice prend dix minutes.

Ces phrases deviennent ensuite des briques réutilisables en essai. Un paragraphe d'argumentation est très largement une succession de collocations bien choisies. Deux séances hebdomadaires de vingt minutes permettent de traiter les cent entrées d'un tel socle en un trimestre, à condition de ne jamais sauter la phase de production écrite.

Réactiver par le thème, la colle et la lecture

La troisième étape consiste à sortir du face-à-face avec la liste, grâce à trois activités complémentaires. Le thème grammatical force à retrouver l'expression exacte sous contrainte de temps. La colle met le lexique à l'épreuve de l'oral, où l'hésitation révèle immédiatement ce qui n'est pas automatisé.

La lecture d'articles en anglais fournit enfin la validation contextuelle. Repérer to curb dans un texte d'actualité ancre le mot bien plus profondément qu'une dixième relecture de fiche. Deux articles courts par semaine, surlignés puis dépouillés dans le carnet, suffisent à entretenir le socle.

Les pièges classiques qui coûtent des points en essai

Les correcteurs sanctionnent moins l'ignorance que la faute qui trahit une réflexion en français. Trois familles d'erreurs reviennent avec une régularité frappante dans les copies : les faux amis, les calques syntaxiques et les ruptures de registre. Les identifier une bonne fois sécurise plusieurs points, car ces erreurs sont récurrentes, donc corrigeables par une simple liste de vérification personnelle.

Faux amis : la vigilance de base

Une dizaine de faux amis suffisent à expliquer la majorité des contresens. Actually signifie « en fait » et non « actuellement », qui se dit currently. Eventually signifie « finalement » et non « éventuellement », qui se dit possibly. A delay est un retard, tandis que le délai se dit a deadline ou a time frame.

Quelques autres méritent une place dans le carnet. To control veut dire maîtriser, alors que contrôler au sens de vérifier se dit to check. Sensible signifie raisonnable, sensitive signifie sensible. A lecture est un cours magistral, a library une bibliothèque, deception une tromperie et non une déception, qui se dit disappointment.

Calques du français : la syntaxe qui trahit

Les calques sont plus insidieux, parce qu'ils produisent des phrases grammaticalement plausibles. Quatre points méritent une vérification systématique. Les indénombrables d'abord : information, advice, research, evidence, knowledge ne prennent jamais de -s et ne se comptent pas. Les noms abstraits ensuite : on écrit society, history, nature sans article au sens général.

Viennent enfin deux constructions. To allow somebody to do remplace le calque to permit to do. La durée s'exprime au present perfect : inequalities have risen for the past ten years, jamais since ten years. Vérifier ces quatre points en relecture prend deux minutes et sauve régulièrement une demi-copie.

Registre : écrire un essai, pas un message

Un essai de concours attend un anglais soutenu mais naturel. Les contractions comme don't ou it's sont à éviter à l'écrit. Les mots trop familiers le sont aussi : kids devient children, stuff devient issues ou factors, a lot of devient a great deal of.

Les adjectifs vagues affaiblissent l'argumentation. Big se remplace par significant ou substantial, bad par detrimental ou damaging. À l'inverse, la surcharge dessert le propos : trois expressions idiomatiques bien placées produisent plus d'effet que dix accumulées. Nowadays et in my opinion, usés jusqu'à la corde, gagnent à céder la place à in recent decades et it could be argued that.

Se faire accompagner sur ce type de travail

Un apprentissage lexical étalé sur plusieurs mois tient rarement seul, faute de repères extérieurs sur ce qui est acquis et sur ce qui ne l'est pas. Un mentor passé par une école du top 3 apporte ce regard, en indiquant quelles entrées sont réellement attendues et lesquelles peuvent attendre. ViragePrépa organise ce suivi sous forme de cours particuliers, avec une disponibilité 7j/7 entre les séances pour les questions ponctuelles.

FAQ

Un socle actif de mille à mille cinq cents entrées thématiques couvre la quasi-totalité des sujets d'essai. Ce qui compte n'est pas le volume brut, mais la proportion de lexique actif, c'est-à-dire produit spontanément.

Un candidat qui maîtrise réellement six cents collocations écrira mieux qu'un candidat qui en reconnaît passivement trois mille. La priorité va donc au vocabulaire de l'argumentation et aux champs thématiques récurrents.

Les deux normes sont acceptées, à condition de ne pas les mélanger dans une même copie. Choisir une orthographe, labour ou labor, organisation ou organization, puis s'y tenir, suffit.

Quelques différences lexicales méritent d'être connues, car elles apparaissent dans les textes de concours : redundancies et layoffs, to sit an exam et to take an exam. La cohérence interne reste le seul critère réellement sanctionné.

En les plaçant aux articulations du raisonnement plutôt qu'en les saupoudrant. A case in point introduit un exemple, to be at odds with signale une contradiction, far-reaching qualifie une conséquence en fin de paragraphe.

Trois à cinq expressions idiomatiques réparties sur l'ensemble de la copie produisent un effet supérieur à quinze accumulées dans l'introduction. Un critère de vérification simple : l'expression doit rester compréhensible si on la remplace par une formulation neutre.

Trois séances de quinze à vingt minutes suffisent, à condition d'être réparties et actives. Chaque séance combine trois gestes : apprentissage de nouvelles entrées, réactivation des anciennes, production écrite.

Ce format court résiste aux périodes de concours blancs, où les longues plages d'étude disparaissent. Une séance manquée se rattrape le lendemain sans désorganiser le calendrier de révision. La régularité prime largement sur la durée totale accumulée.

Oui, et lourdement, parce qu'ils produisent des contresens et non de simples maladresses. Écrire the government controls the results quand on veut dire « vérifie » change le sens de la phrase. Écrire eventually pour « éventuellement » inverse la modalité d'un argument.

Les correcteurs distinguent la faute de langue de l'erreur de sens, la seconde pesant davantage. Une liste personnelle de vingt faux amis, revue avant chaque concours blanc, élimine l'essentiel du risque.

En dépouillant peu et régulièrement. Deux articles courts par semaine, surlignés au fil de la lecture, puis réduits à cinq ou huit entrées reportées dans le carnet avec leur phrase d'origine.

L'objectif n'est pas de tout comprendre, mais de collecter des collocations en contexte. Les éditoriaux et les analyses se prêtent mieux à cet exercice que les dépêches, car ils argumentent. Lire trente articles superficiellement sert moins que d'en exploiter deux méthodiquement.

Les deux fonctionnent, à condition de respecter le principe de récupération active : cacher la réponse et se tester réellement. L'application gère automatiquement les intervalles de révision, ce qui constitue un avantage sur plusieurs mois.

Le carnet papier oblige à reformuler et à écrire, ce qui renforce la mémorisation initiale. Une combinaison possible consiste à noter d'abord dans le carnet, au moment de la lecture, puis à basculer les entrées validées dans l'application en fin de semaine.

Il s'y ajoute sans le remplacer. Les épreuves de civilisation exigent quelques termes institutionnels précis, the House of Commons, the Supreme Court, the Electoral College, devolution, que le socle thématique ne couvre pas.

La structure argumentative d'une réponse de civilisation mobilise en revanche le même lexique de l'analyse : entrenched, accountability, a backlash, far-reaching. Le socle thématique reste donc prioritaire, la couche institutionnelle venant ensuite.

Conclusion

Cent entrées ne constituent pas un dictionnaire, mais une architecture. Réparties sur dix champs thématiques, elles couvrent l'essentiel des sujets d'essai posés aux concours commerciaux et littéraires. Elles fournissent surtout les articulations dont un raisonnement en anglais a besoin : nommer une tendance, une mesure, une conséquence, une contradiction, un exemple. Leur rendement en copie tient à cette fonction argumentative, plus qu'à la rareté des mots.

Le travail à mener tient en trois gestes. Apprendre les entrées en collocation plutôt qu'isolément, parce qu'une préposition mal choisie annule l'effet d'un mot juste. Les réactiver à intervalles croissants, parce que la mémoire ne retient que ce qu'elle a dû rechercher plusieurs fois. Les réemployer immédiatement à l'écrit, parce qu'un mot reconnu n'est pas un mot disponible.

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