Nord, Sud, Est, Ouest : quatre catégories géopolitiques pour lire le monde contemporain

Quatre points cardinaux, quatre mots. Derrière chacun, un imaginaire géopolitique, un ensemble de représentations, de hiérarchies, de tensions et de recompositions qui ont structuré la lecture du monde depuis la Guerre froide jusqu'à nos jours.

Lila Dumonteil Divies

Quatre points cardinaux, quatre mots. Derrière chacun, un imaginaire géopolitique, un ensemble de représentations, de hiérarchies, de tensions et de recompositions qui ont structuré la lecture du monde depuis la Guerre froide jusqu'à nos jours. Le Nord et le Sud désignent depuis les années 1970 une fracture économique globale entre pays riches et pays pauvres, entre anciens colonisateurs et anciens colonisés, entre États qui fixent les règles du commerce mondial et États qui les subissent. L'Est et l'Ouest ont longtemps désigné la ligne de partage idéologique du monde bipolaire, entre le bloc soviétique et le bloc atlantique, entre le socialisme réel et le capitalisme libéral. Ces quatre catégories ne sont pas des données géographiques neutres : ce sont des constructions intellectuelles, des outils de lecture qui ont façonné les politiques étrangères, les institutions internationales et les représentations collectives du monde pendant des décennies.

Mais ces catégories sont aujourd'hui profondément bousculées. Le Sud global se fragmenté entre puissances émergentes qui contestent l'ordre mondial et pays en développement qui en sont toujours les laissés-pour-compte. L'Est et l'Ouest se recomposent à la faveur du retour de la guerre en Europe et de la rivalité sino-américaine, mais sans retrouver la clarté du monde bipolaire. La Chine est à la fois un pays du Sud par son histoire coloniale et un pays en passe de devenir le premier pôle mondial par sa puissance. La Russie se présente comme un défenseur du Sud contre l'hégémonie occidentale tout en menant une guerre de reconquête impériale sur son voisin ukrainien. Ces tensions et ces contradictions font de Nord-Sud-Est-Ouest un prisme analytique indispensable pour les candidats en prépa ECG, aussi bien en HGG qu'en ESH.

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La fracture Nord-Sud : histoire d'une catégorie géopolitique

Les origines : du tiers-monde au dialogue Nord-Sud

La catégorie Nord-Sud naît dans les années 1950-1960, dans le sillage de la décolonisation et du mouvement des non-alignés. Le terme de tiers-monde, forgé par le démographe Alfred Sauvy en 1952 par analogie avec le tiers état de l'Ancien Régime, désigne l'ensemble des pays qui n'appartiennent ni au premier monde capitaliste ni au second monde communiste et qui aspirent à un développement autonome. La conférence de Bandung en 1955 rassemble pour la première fois les représentants de vingt-neuf pays d'Afrique et d'Asie autour d'un projet d'autonomie politique et économique. Elle pose les bases du mouvement des pays non-alignés, officiellement fondé à Belgrade en 1961, qui tente de se maintenir en dehors de la bipolarité Est-Ouest.

C'est dans ce contexte que se cristallise progressivement l'opposition Nord-Sud, qui supplante peu à peu celle du tiers-monde parce qu'elle est plus explicitement économique et moins idéologique. Le rapport Brandt, publié en 1980 sous le titre Nord-Sud : un programme de survie, commissionné par la Banque mondiale et dirigé par l'ancien chancelier allemand Willy Brandt, donne à cette opposition une consécration institutionnelle. Il trace sur la carte du monde la ligne Brandt, séparant approximativement les pays riches du Nord de ceux du Sud, et recommande une aide massive du Nord vers le Sud pour réduire les inégalités mondiales. Cette ligne, qui passe au nord de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, est une simplification grossière mais une simplification efficace : elle résume en une image la hiérarchie économique mondiale telle qu'elle existe alors.

Le Nouvel ordre économique international : la contestation du Sud

L'opposition Nord-Sud atteint son pic politique dans les années 1970 avec les revendications du Groupe des 77 et la demande d'un Nouvel ordre économique international (NOEI), adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1974. Le NOEI est un programme ambitieux de réforme des règles du commerce mondial, de la finance internationale et du transfert de technologie en faveur des pays en développement. Il réclame notamment le droit des États à nationaliser leurs ressources naturelles, la stabilisation des cours des matières premières par des accords internationaux, et une plus grande représentation des pays du Sud dans les institutions de Bretton Woods.

Ce programme est un échec politique : les pays du Nord refusent de l'appliquer, et la dégradation des termes de l'échange, la montée des taux d'intérêt américains sous Volcker à partir de 1979 et la crise de la dette des années 1980 vont au contraire renforcer la dépendance des pays du Sud. L'épisode est révélateur d'une tension structurelle dans les relations Nord-Sud : les pays du Sud peuvent formuler des revendications collectives à l'ONU, mais ils n'ont pas les moyens de les imposer face aux pays du Nord qui contrôlent les institutions économiques mondiales, le FMI, la Banque mondiale, le GATT puis l'OMC. C'est ce que l'économiste Dani Rodrik appellera plus tard le dilemme du trilemme mondial : la mondialisation économique bénéficie aux pays qui ont le pouvoir de fixer ses règles et contraint ceux qui doivent les subir.

La fragmentation du Sud : émergence, retard et divergences

La catégorie Nord-Sud, déjà hétérogène à sa naissance, éclate définitivement avec les années 1990 et 2000. L'émergence de la Chine, de l'Inde, du Brésil et d'autres grands pays en développement crée un groupe de puissances qui ne sont plus tout à fait au Sud au sens économique du terme mais qui s'y rattachent encore par leur histoire coloniale, leur culture politique et leur position dans les négociations internationales. La création du G20 en 1999, élargi au niveau des chefs d'État en 2008, reflète cette recomposition : il réunit dans un même forum les pays les plus riches du monde et les grandes économies émergentes, brouillant définitivement la ligne entre Nord et Sud.

Aujourd'hui, le Sud global n'est plus un bloc cohérent. Il comprend des puissances comme la Chine et l'Inde, qui sont des acteurs de premier rang dans la gouvernance mondiale, et des pays comme le Niger, le Mozambique ou Haïti, dont les indicateurs de développement humain sont parmi les plus bas du monde. Il comprend des économies pétrolières du Golfe dont le PIB par habitant dépasse celui de la France, et des pays d'Afrique subsaharienne où plus de la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Cette hétérogénéité croissante est l'un des défis majeurs pour les analyses en termes de Nord-Sud : la catégorie reste utile pour désigner des inégalités structurelles persistantes dans la gouvernance mondiale, mais elle ne suffit plus à rendre compte de la complexité des trajectoires de développement.

La fracture Est-Ouest : du monde bipolaire à la recomposition

La Guerre froide : quand l'Est et l'Ouest structuraient le monde entier

La fracture Est-Ouest est le cadre d'analyse dominant des relations internationales de 1947 à 1991. Elle oppose le bloc occidental, organisé autour des États-Unis, de l'OTAN et du modèle capitaliste-libéral, au bloc soviétique, organisé autour de l'URSS, du Pacte de Varsovie et du modèle communiste. Cette opposition binaire n'est pas seulement géographique : elle est idéologique, militaire, économique et culturelle. Elle structure les politiques étrangères de presque tous les États de la planète, qui sont soit dans l'un ou l'autre camp, soit dans le camp des non-alignés qui tente de ne pas choisir.

La géographie de l'Est et de l'Ouest pendant la Guerre froide est plus complexe que le simple axe géographique. Le rideau de fer, décrit par Churchill dans son discours de Fulton en 1946, sépare l'Europe libre de l'Europe soviétisée. Mais la logique Est-Ouest s'exporte aussi dans les pays du tiers-monde, qui deviennent des terrains de compétition géopolitique par procuration : la guerre de Corée (1950-1953), la guerre du Vietnam (1955-1975), les conflits en Angola, en Mozambique et en Éthiopie sont autant de guerres où les deux superpuissances s'affrontent indirectement, en soutenant des camps opposés. La géographie de la Guerre froide est donc aussi une géographie du Sud : c'est là que se jouent les affrontements réels, parce que la dissuasion nucléaire rend l'affrontement direct en Europe trop dangereux.

1991 et la « fin de l'histoire » : illusion et désenchantement

La dissolution de l'URSS en décembre 1991 et l'effondrement du bloc soviétique semblent signer la mort de la fracture Est-Ouest. Francis Fukuyama, dans son essai célèbre La Fin de l'histoire et le dernier homme (1992), proclame la victoire définitive du modèle libéral-démocrate et du capitalisme de marché sur toutes les alternatives idéologiques. La fracture Est-Ouest est résolue, et le monde va désormais converger vers un modèle universel de démocratie libérale et d'économie de marché. Cette lecture euphorique des années 1990 est corroborée par plusieurs évolutions : l'élargissement de l'OTAN vers l'Est, intégrant les anciens pays du bloc soviétique, l'adhésion à l'Union européenne de pays comme la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et les États baltes, et la candidature à l'économie de marché de la Chine qui rejoint l'OMC en 2001.

Mais le désenchantement est rapide. Samuel Huntington, dans Le Choc des civilisations (1996), conteste la thèse de Fukuyama : la fin de la Guerre froide ne signifie pas la fin des conflits, mais leur déplacement sur des lignes de fracture civilisationnelles. Les guerres de Yougoslavie dans les années 1990, qui opposent des populations chrétiennes orthodoxes serbes, catholiques croates et musulmanes bosniaques sur un territoire identique, semblent lui donner raison. L'attentat du 11 septembre 2001, qui engage les États-Unis dans une Guerre globale contre le terrorisme islamiste, conforte l'idée que la fracture Est-Ouest a laissé place à d'autres fractures, plus diffuses, plus difficiles à cartographier.

Le retour de la fracture Est-Ouest : la guerre en Ukraine et la nouvelle bipolarité ?

L'invasion russe de l'Ukraine le 24 février 2022 réactive avec une brutalité inattendue le vocabulaire de la Guerre froide. L'OTAN se renforce, retrouve une unité et un sens qu'elle semblait avoir perdus. L'Europe centrale et orientale, qui avait cru en finir avec l'Est comme menace existentielle, se retrouve à nouveau face à une Russie impériale qui revendique une sphère d'influence sur les territoires de l'ancien Empire soviétique. La ligne de front en Ukraine redevient littéralement une frontière entre un Est russe et un Ouest européen. Les pays baltes, la Pologne, la Finlande et la Suède intègrent ou renforcent leur engagement dans l'OTAN avec une urgence qui dit la réalité d'une menace perçue comme existentielle.

Mais cette résurgence de la fracture Est-Ouest n'est pas un simple retour à 1947. La Russie de Poutine n'est pas l'URSS : elle ne propose pas d'idéologie alternative universelle et son économie, à l'exception du secteur énergétique et militaire, est marginale à l'échelle mondiale. La vraie rivale systémique de l'Occident n'est plus à l'Est : elle est à l'Est-extrême, en Chine. La compétition sino-américaine redéfinit les termes de la fracture Est-Ouest du XXIe siècle : non plus une opposition idéologique entre communisme et capitalisme, mais une rivalité géoéconomique et technologique entre deux modèles de capitalisme, l'un libéral-démocratique, l'autre autoritaire-étatique, pour la maîtrise des technologies clés, des chaînes de valeur mondiales et de l'ordre international.

Des catégories qui se brouillent : le monde contemporain déborde les points cardinaux

Le Sud global : une coalition hétéroclite contre l'ordre occidental

Depuis le milieu des années 2010, et surtout depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, la notion de Sud global connaît une résurgence remarquable dans le vocabulaire géopolitique. Elle désigne un ensemble d'États qui, sans former un bloc cohérent, partagent une posture commune de méfiance ou d'hostilité vis-à-vis de l'ordre international libéral dominé par les États-Unis et l'Europe occidentale. Ce Sud global n'est pas géographique : il regroupe la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud, la Turquie, l'Arabie saoudite, l'Iran, des pays aussi différents par leurs régimes politiques, leurs niveaux de développement et leurs positions géographiques que par leurs intérêts économiques.

Ce qui unit ces pays n'est pas une idéologie commune mais un ressentiment partagé à l'égard de ce qu'ils perçoivent comme l'hypocrisie occidentale : les droits de l'homme défendus sélectivement, les sanctions économiques utilisées comme arme géopolitique, les institutions de Bretton Woods conçues pour servir les intérêts des pays riches, et une histoire coloniale non soldée. Le vote des pays du Sud à l'Assemblée générale des Nations Unies sur la résolution condamnant l'invasion russe de l'Ukraine a été révélateur : une majorité a voté pour la condamnation, mais des pays représentant plus de la moitié de la population mondiale se sont abstenus ou ont voté contre. Le Sud global n'est pas pro-russe : il est non-aligné, ou plutôt multi-aligné, cherchant à ne pas choisir entre les blocs et à maximiser ses marges de manœuvre.

L'Asie : la grande recomposition géographique du XXIe siècle

La montée en puissance de l'Asie est la transformation géopolitique la plus profonde des cinquante dernières années, et elle remet radicalement en question les catégories Nord-Sud-Est-Ouest héritées du XXe siècle. L'Asie de l'Est et du Sud-Est concentre aujourd'hui les économies les plus dynamiques du monde : Chine, Corée du Sud, Japon, Singapour, Vietnam, Thaïlande, Indonésie. Ce basculement du centre de gravité économique mondial vers le Pacifique est ce que le géopoliticien Kishore Mahbubani appelle « l'Asie hémisphère occidental » : l'Asie ne regarde plus vers l'Ouest pour ses modèles de développement ; elle génère ses propres modèles, ses propres institutions, ses propres normes.

La rivalité sino-américaine structure de plus en plus profondément la géopolitique de cette région, dessinant des fractures nouvelles qui ne correspondent ni à l'ancienne fracture Nord-Sud ni à l'ancienne fracture Est-Ouest. La mer de Chine méridionale, que la Chine revendique dans sa quasi-totalité en dépit des décisions des tribunaux internationaux, est le théâtre d'une compétition entre une puissance maritime montante et plusieurs États côtiers (Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei, Taïwan) soutenus par la présence navale américaine. Taïwan est l'épicentre de cette tension : son statut, officiellement partie de la Chine aux yeux de Pékin mais de facto État indépendant depuis 1949, est la ligne rouge dont le franchissement pourrait déclencher un conflit d'une ampleur sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

L'Afrique : entre marginalisation et recomposition des influences

L'Afrique subsaharienne illustre particulièrement bien les limites des catégories géopolitiques héritées. Elle est à la fois le continent le plus clairement assigné au Sud dans les représentations traditionnelles, et celui où la recomposition des influences est la plus spectaculaire. La Chine y est devenue en vingt ans le premier partenaire commercial, le premier bailleur de fonds bilatéral et un acteur politique de premier plan, en s'appuyant sur une rhétorique de la coopération Sud-Sud qui résonne avec l'histoire anti-coloniale du continent. La Russie y multiplie les présences militaires et paramilitaires, notamment via le groupe Wagner rebaptisé Africa Corps, au Sahel en particulier. Les États-Unis et la France voient leur influence s'éroder, dans un contexte de sentiment anti-occidental qui se nourrit de la perception de la double hypocrisie des anciennes puissances coloniales.

Cette compétition des influences en Afrique n'est pas seulement géopolitique : elle est aussi économique et géoressourcière. L'Afrique concentre des réserves considérables de minerais critiques indispensables à la transition énergétique mondiale, cobalt au Congo, lithium au Zimbabwe et au Mali, manganèse en Afrique du Sud, terres rares dans plusieurs pays. La bataille pour l'accès à ces ressources est l'un des moteurs de la compétition entre puissances sur le continent, et elle redessine les cartes géopolitiques africaines d'une façon que les catégories Nord-Sud-Est-Ouest n'avaient pas anticipée.

Comment mobiliser ces catégories en dissertation de HGG

La méthode : des catégories à questionner, pas à accepter

La première règle pour mobiliser les catégories Nord-Sud-Est-Ouest dans une dissertation de HGG est de ne jamais les traiter comme des données géographiques objectives. Ce sont des constructions intellectuelles, historiquement situées, politiquement chargées, et dont les limites doivent être explicitement reconnues dans la copie. Une copie qui parle du Nord et du Sud comme s'il s'agissait de réalités fixes et homogènes sera sanctionnée par le jury pour manque de nuance. Une copie qui interroge ces catégories, qui montre leurs apports analytiques et leurs limites, qui les utilise comme des outils de lecture tout en soulignant leur caractère construit, montrera la maturité géopolitique que les jurys des concours BCE valorisent.

Concrètement, cela signifie plusieurs choses dans la rédaction. Quand tu utilises Nord ou Sud, précise toujours de quoi tu parles : le Nord au sens du rapport Brandt ? Au sens des membres de l'OCDE ? Au sens des pays donateurs d'aide internationale ? Quand tu parles de l'Est et de l'Ouest, indique la période : l'Est de la Guerre froide n'est pas l'Est de la rivalité sino-américaine. Et utilise systématiquement des exemples précis qui montrent la complexité à l'intérieur de chaque catégorie : l'Inde est à la fois le plus grand pays du Sud démographique et une démocratie libérale qui coopère avec l'Occident dans le cadre du Quad ; la Hongrie est un membre de l'Union européenne et de l'OTAN mais dont le gouvernement de Viktor Orbán entretient des relations privilégiées avec Moscou et Pékin.

Les auteurs et références à mobiliser

Pour enrichir une dissertation sur ces catégories, plusieurs auteurs sont incontournables. Fernand Braudel et sa notion de centres et périphéries, prolongée par Immanuel Wallerstein dans son analyse du système-monde (Le Système du monde du XVe siècle à nos jours, 1974-1980), permet de donner une profondeur historique à la fracture Nord-Sud en la rattachant à la construction du capitalisme mondial depuis le XVe siècle. Samuel Huntington et Le Choc des civilisations (1996) est incontournable pour penser la recomposition de la fracture Est-Ouest après 1991, même si ses thèses doivent être discutées critiquement. Kishore Mahbubani et ses travaux sur l'Asie comme nouveau centre de gravité mondial permettent de penser les limites de la catégorie Ouest comme référence universelle. Dani Rodrik et le dilemme du trilemme mondial éclaire les tensions économiques entre le Nord et le Sud dans la gouvernance de la mondialisation. Pour l'Afrique, l'ouvrage de Jean-Pierre Olivier de Sardan sur les trajectoires du développement et les travaux d'Achille Mbembe sur la postcolonie permettent de nuancer les représentations trop schématiques du continent.

Pour les données contemporaines, les rapports annuels du PNUD sur le développement humain, les publications de l'OCDE sur les inégalités mondiales, et les analyses de l'Institut français des relations internationales (IFRI) ou du Conseil européen des relations étrangères (ECFR) sur la compétition des puissances sont des sources solides que les jurys apprécient de voir citées.

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