Les BRICS+ en 2025-2026 : de l'acronyme à la puissance mondiale émergente
En 2001, Jim O'Neill, économiste de la banque d'investissement Goldman Sachs, forge un acronyme pour désigner ce qu'il considère comme les quatre grandes économies émergentes
Lila Dumonteil Divies

En 2001, Jim O'Neill, économiste de la banque d'investissement Goldman Sachs, forge un acronyme pour désigner ce qu'il considère comme les quatre grandes économies émergentes capables de concurrencer les puissances occidentales dans les décennies à venir : BRIC, pour Brésil, Russie, Inde et Chine. Ce qui était à l'origine une catégorie analytique purement financière, destinée à guider les investisseurs vers des marches a fort potentiel de croissance, est devenu en vingt-cinq ans l'un des groupements géopolitiques les plus dynamiques et les plus discutes de la scène internationale. En 2025, les BRICS (devenus BRICS+ avec l'adhésion de cinq puis six nouveaux membres depuis 2024) représentent dix pays membres à part entière, dix pays partenaires, 51 % de la population mondiale et 40,4 % du PIB mondial en parité de pouvoir d'achat, soit davantage que le G7. Le 17e sommet des BRICS, tenu les 6 et 7 juillet 2025 à Rio de Janeiro sous la présidence brésilienne, a confirmé la montée en puissance du groupe comme alternative affichée à l'ordre international établi par les puissances occidentales après 1945, tout en révélant les tensions et les contradictions internes qui limitent sa capacité à constituer un véritable bloc cohérent.
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Des BRIC aux BRICS+ : une histoire en trois actes
Acte I (2001-2009) : un acronyme devient une idée
Le terme BRIC est forge par Jim O'Neill en novembre 2001 dans un rapport de Goldman Sachs intitulé Building Bette Global Economic BRICs. O'Neill y prédit que le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine deviendront collectivement plus puissants que le G6 actuel d'ici 2039. Cette prédiction, qui parait alors audacieuse, se fonde sur un modèle économique combinant population nombreuse, vaste territoire, ressources naturelles importantes et taux de croissance élèves. La dimension géopolitique est au départ absente : O'Neill ne propose pas un club politique, mais une catégorie d'investissement.
C'est la Chine et la Russie qui vont donner au BRIC une dimension politique concrète. En 2006, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, les ministres des affaires étrangères des quatre pays se réunissent pour la première fois de façon officielle. En 2009, le premier sommet des BRIC se tient à Iekaterinbourg, en Russie. L'agenda de cette première réunion est révélateur des tensions avec l'Occident : réforme du système monétaire international, critique de la domination du dollar, appel à une représentation accrue des économies émergentes dans les institutions internationales comme le FMI et la Banque mondiale. Le BRIC n'est plus seulement une catégorie financière : il est devenu une plate-forme politique.
Acte II (2011-2022) : l'institutionnalisation et la création d'instruments
En 2011, l'Afrique du Sud rejoint le groupe lors du sommet de Sanya, en Chine, transformant le BRIC en BRICS. Cette adhésion est révélatrice des ambitions du groupe : l'Afrique du Sud n'entre pas dans les critères économiques qui avaient préside à la création du BRIC (sa population et son PIB sont bien inférieurs à ceux des quatre fondateurs), mais elle représente un symbole fort, celui de l'inclusion du continent africain dans un groupement qui se pose en alternative aux institutions hégémonisées par les pays du Nord. Cette logique symbolique et géopolitique prévaut désormais sur la logique strictement économique originelle.
L'étape la plus concrète de cette phase d'institutionnalisation est la création en 2014 de la Nouvelle Banque de Développement (NBD), dont le siège est établi à Shanghai. Cette institution, dotée d'un capital initial de 100 milliards de dollars, a été conçue comme une alternative directe à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international. Sa spécificité est de proposer des financements d'infrastructures et de développement sans les conditionnalités politiques et économiques associées au consensus de Washington. Ce point est fondamental pour comprendre l'attractivité des BRICS auprès des pays du Sud global : la NBD permet d'accéder à des financements sans avoir à accepter les réformes libérales, la bonne gouvernance ou les programmes d'ajustement structurel traditionnellement exiges par les institutions de Bretton Woods.
Acte III (2023-2025) : l'élargissement accélère et la transformation en BRICS+
Le sommet de Johannesburg en aout 2023 marque le début d'une période d'élargissement accélère sans précèdent dans l'histoire du groupe. Les cinq membres fondateurs s'accordent sur l'adhésion de six nouveaux pays : l'Iran, l'Égypte, l'Éthiopie, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et l'Argentine. Ce projet se réalise partiellement au 1er janvier 2024 : l'Iran, l'Égypte, l'Éthiopie et les Émirats arabes unis intègrent effectivement le groupe, mais l'Arabie saoudite ne finalise pas son adhésion (ses tergiversations perdurent jusqu'en 2025) et l'Argentine, sous l'impulsion de son nouveau président libertarien Javier Mile élu fin 2023, décline l'invitation, préférant rapprocher sa politique étrangère des Etats-Unis. Le 1er janvier 2025, l'Indonésie rejoint le groupe à son tour, portant le nombre de membres à dix.
Lors du sommet de Kazan, en Russie, en octobre 2024, une nouvelle catégorie est créée : celle des États partenaires. Neuf pays sont désignés à ce nouveau statut au 1er janvier 2025 : la Biélorussie, la Bolivie, Cuba, le Kazakhstan, la Malaisie, la Thaïlande, l'Ouganda, l'Ouzbékistan, et l'Indonésie (qui passera de partenaire a membre à part entière quelques jours plus tard). Le 18 janvier 2025, le Nigeria devient le neuvième pays partenaire. Le 13 juin 2025, le Vietnam devient le dixième partenaire. Avec l'ensemble des membres et partenaires, le groupe BRICS+ représente désormais 51 % de la population mondiale et 40,4 % du PIB mondial en parité de pouvoir d'achat, contre 29 % pour le G7.
Le poids économique des BRICS+ en 2025 : des chiffres qui donnent le vertige
Une puissance économique réelle mais inégalement repartie
En 2025, les dix membres des BRICS+ représentent collectivement 35 % du PIB mondial en dollars courants, et 40,4 % en parité de pouvoir d'achat. Ces chiffres sont supérieurs à ceux du G7, qui ne pesait plus que 29 % du PIB mondial en PPA en 2024. Cette inversion du rapport de force économique mesure en PPA est présentée par les BRICS comme un signe du basculement en cours de l'ordre économique mondial. Cependant, la prudence s'impose : en dollars courants (la mesure généralement utilisée pour les échanges commerciaux et financiers internationaux), le G7 conserve un avantage significatif, car les niveaux de prix restent bien plus bas dans la plupart des économies BRICS que dans les pays du G7.
La caractéristique la plus frappante de la composition économique des BRICS+ est sa concentration autour de la Chine. Celle-ci représente à elle seule environ 70 % du PIB total du groupe. Cette domination écrasante est à la fois la force et la faiblesse des BRICS : la force, parce qu'elle permet au groupe d'afficher un poids économique considérable ; la faiblesse, parce qu'elle signifie que les BRICS sont en réalité une enceinte ou la Chine pesé de façon prépondérante, au point que certains observateurs décrivent le groupe comme un instrument de la stratégie d'influence mondiale pékinoise plus que comme un véritable collectif de pays aux intérêts partages.
Les ressources énergétiques et minières : un atout stratégique majeur
L'un des arguments les plus souvent avances pour souligner la puissance croissante des BRICS+ est leur contrôle sur les ressources naturelles mondiales. La Russie est l'un des premiers producteurs mondiaux de gaz et de pétrole. Les Émirats arabes unis font partie des grandes puissances pétroliers du Golfe. L'Iran, malgré les sanctions internationales, possède l'une des plus grandes réserves prouvées de pétrole et de gaz naturel. L'Arabie saoudite, dont l'adhésion reste en suspens, est le premier exportateur mondial de pétrole via l'OPEP. Le Brésil dispose de ressources pétrolières importantes en mer profonde et est le premier producteur mondial de plusieurs minéraux critiques. La Chine contrôle une part décisive de la production et des réserves mondiales de terres rares, indispensables aux technologies de la transition énergétique (panneaux solaires, batteries, aimants permanents pour les moteurs électriques). Ce contrôle sur les ressources critiques donne aux BRICS+ un levier de pouvoir économique et géopolitique que les pays du G7 ne possèdent pas.
Les fractures internes : un groupe uni par la négation plus que par un projet commun
La définition négative comme ciment paradoxal
L'une des caractéristiques les plus souvent soulignées par les analystes des BRICS est ce que certains appellent leur définition négative : ce groupe se définit moins par ce que ses membres ont en commun que par ce à quoi ils s'opposent collectivement, à savoir la domination occidentale sur l'ordre international. Cette logique de rejet permet de fédérer des pays dont les régimes politiques, les intérêts économiques, les trajectoires historiques et même les rivalités bilatérales sont profondément différentes.
La tension la plus structurante au sein des BRICS+ est celle qui oppose la Chine et l'Inde. Ces deux pays, qui partagent l'une des frontières terrestres les plus disputées du monde (avec plusieurs incidents militaires graves, dont les affrontements meurtriers de la vallée du Galwan en juin 2020), ont des visions radicalement différentes de ce que devraient être les BRICS. La Chine veut un groupe large, ouvert, capable de constituer un bloc de négociation face à l'Occident, et elle pousse à l'élargissement maximum pour diluer le poids relatif de l'Inde. L'Inde préfère un groupe restreint aux grandes puissances émergentes authentiques, dont elle serait l'un des membres les plus importants, et elle freine l'élargissement précisément parce qu'elle craint d'y perdre en influence au profit de Pékin.
Les divergences sur l'Ukraine et sur la Russie
La guerre en Ukraine, déclenchée par l'invasion russe du 24 février 2022, a mis en évidence les limites de la solidarité au sein des BRICS. Si la Russie espère que le groupe lui offre une couverture diplomatique et économique face aux sanctions occidentales, les autres membres ont adopté des postures beaucoup plus nuancées. La Chine a soutenu la Russie diplomatiquement et économiquement (en achetant massivement son pétrole et son gaz à prix réduit, compensant en partie les effets des sanctions), mais sans lui fournir d'aide militaire directe et en prenant soin de maintenir ses relations commerciales avec l'Union européenne et les Etats-Unis. L'Inde a adopté une posture de neutralité soigneusement calculée : elle s'est abstenue lors des votes de l'ONU condamnant l'invasion russe, tout en important massivement du pétrole russe à prix discount, mais en maintenant ses partenariats stratégiques avec Washington via le dialogue QUAD (avec les Etats-Unis, l'Australie et le Japon).
Les pays du BRICS+ les plus récemment arrivés ont eux aussi des positions hétérogènes. L'Égypte et les Émirats arabes unis entretiennent des relations étroites avec les Etats-Unis et l'Union européenne, et ne souhaitent pas être associés à une confrontation directe avec l'Occident. Au sommet de Rio en juillet 2025, les absences de Xi Jinping (une première dans l'histoire du groupe) et de Poutine ont été interprétées par certains analystes comme un signe des limites de la cohésion du groupe à ce niveau de leadership. La déclaration finale de 31 pages, longue et prudente, multipliant les appels à la réforme des institutions internationales sans jamais aller jusqu'à proposer des alternatives opérationnelles concrètes, témoigne de cette difficulté à dépasser le consensus minimal.
La question de l'Arabie saoudite : le membre qui n'a pas encore signe
L'Arabie saoudite incarne la complexité des adhésions aux BRICS+. Invitée officiellement depuis le sommet de Johannesburg en 2023, elle n'a toujours pas finalisé son adhésion en mars 2026. Cette hésitation est révélatrice des dilemmes auxquels font face les puissances pétrolières du Golfe : leur économie est profondément intégrée aux circuits financiers dollarisés (le pétrole se négocie mondialement en dollars), leurs réserves de change sont investies dans des actifs américains, et leurs relations de sécurité sont étroitement liées aux garanties militaires américaines. Rejoindre un groupe qui se définit partiellement par son opposition à l'hégémonie américaine présente donc des risques considérables pour Riyad. Le sommet de Rio de 2025 a décidé de poursuivre les discussions sur l'adhésion saoudienne jusqu'au sommet de 2026 qui se tiendra en Inde, sans forcer un calendrier.
La dédollarisation : ambition idéologique et réalité économique
Un projet récurrent, des obstacles structurels
L'un des sujets les plus récurrents dans les discours des dirigeants BRICS est la dédollarisation, c'est-à-dire la réduction de la dépendance vis-à-vis du dollar américain dans les échanges commerciaux et les réserves de change internationales. Cette ambition est présentée comme un élément central de l'autonomie stratégique que les BRICS cherchent à acquérir face à la puissance américaine. Elle est aussi directement liée au choc provoqué par les sanctions économiques imposées à la Russie depuis 2022, qui ont montré que le contrôle du système monétaire international dollarisé donnait aux Etats-Unis un pouvoir de coercition économique considérable.
La réalité des avancées en matière de dédollarisation est cependant beaucoup plus limitée que la rhétorique ne le suggère. Les projets de monnaie commune des BRICS, évoques lors de plusieurs sommets, se heurtent à des obstacles économiques et politiques considérables. Comme le souligne un Policy Brief publie après le sommet de Rio, les responsables financiers de l'Afrique du Sud ont fait campagne contre la dédollarisation lors du sommet de Johannesburg en 2025, et l'ambassadeur sud-africain aux Etats-Unis a publiquement mis en garde contre cette orientation en rappelant que même la Chine ne parle plus de dédollarisation et que ce projet n'est ni pratique ni viable. La Chine elle-même, qui possède d'immenses réserves de change en dollars et dont le modèle d'exportation dépend de la stabilité du système monétaire international, n'a pas intérêt à une dédollarisation brutale qui dévaluerait ses actifs en dollars.
BRICS : les avancées réelles en matière de monnaies locales
Si la monnaie commune reste un projet lointain, des avancées plus concrètes ont été réalisées en matière d'utilisation des monnaies locales dans les échanges bilatéraux entre membres BRICS. La Chine et la Russie réalisent désormais une part croissante de leurs échanges commerciaux en yuan et en rouble, contournant le dollar. L'Inde et la Russie ont développé des mécanismes de paiement bilatéraux en roupies et en roubles. Lors du sommet de Rio en 2025, les dirigeants ont acte des avancées concrètes sur BRICS Pay, une infrastructure de paiement numérique transfrontalier en cours de développement pour faciliter les transactions entre membres sans recours au dollar. Des tests pilotes ont été annoncés avant 2026. Ces avancées restent marginales dans le système monétaire global, mais elles représentent une direction stratégique cohérente sur le long terme.
Le sommet de Rio 2025 : bilan et perspectives
Un sommet de consolidation plus que de rupture
Le 17e sommet des BRICS, tenu les 6 et 7 juillet 2025 a Rio de Janeiro sous la présidence de Luiz Ignacio Lula da Silva, s'est déroulé dans un contexte international marque par les tensions commerciales liées au protectionnisme américain (droits de douane de Trump 2.0), le conflit en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et une reprise économique différenciée selon les régions. Parmi les participants figura sur place Narendra Modi pour l'Inde, Cyril Samaposha pour l'Afrique du Sud, Prabowo Subianto pour l'Indonésie (comme premier sommet en tant que membre à part entière) et Mohammed ben Zayed Al Nahyane pour les Émirats arabes unis. En revanche, Xi Jinping était absent physiquement (une première depuis la création du groupe), tout comme Vladimir Poutine, sous le coup d'un mandat d'arrêt international de la CPI pour crimes de guerre en Ukraine.
Contrairement au sommet de 2024, qui avait vu la plus grande expansion de l'histoire du groupe, aucune décision définitive d'adhésion de nouveaux membres n'a été prise à Rio. Le groupe entre dans une phase de consolidation interne après ses expansions rapides. La déclaration finale de 31 pages a abordé 126 engagements dans des domaines variés : réforme des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, Conseil de sécurité de l'ONU), sante publique, intelligence artificielle, changement climatique et infrastructures logistiques. Elle reflète l'ambition d'un groupe qui veut peser sur tous les grands débats mondiaux, mais dont la difficulté à formuler des positions communes tranchées témoigne de sa profonde hétérogénéité.
Les perspectives pour le sommet de 2026 en Inde
Le prochain sommet des BRICS se tiendra en 2026 en Inde, sous la présidence de Narendra Modi. Ce choix de lieu est lourd de signification : l'Inde est le membre des BRICS le plus ambigu dans sa relation avec les Etats-Unis et l'Occident, et le plus réticent à voir le groupe se transformer en une alliance explicitement anti-occidentale. La présidence indienne sera l'occasion pour New Delhi d'imprimer sa propre vision du groupe : un forum de coopération multipolaire qui renforce le poids des pays du Sud global sans pour autant entrer dans une logique de confrontation systématique avec l'Occident. La question de l'adhésion saoudienne, la progression de BRICS Paya et les discussions sur une éventuelle représentation des BRICS au G20 seront parmi les grands sujets de l'agenda de 2026.
Les BRICS dans les épreuves de prépa : angles d'analyse et références
Un objet de premier plan pour la HGGMC et l'ESH
Pour un élève de prépa ECG, les BRICS constituent un objet d'étude central aussi bien pour la HGGMC que pour l'ESH. En HGGMC, ils illustrent la question de la multipolarité de l'ordre mondial post-guerre froide et la contestation de l'hégémonie américaine. Ils permettent de mettre en perspective les thèses de Samuel Huntington sur le Choc des civilisations (1996), dans lesquelles il anticipait que les frontières culturelles entre civilisations deviendraient les nouvelles lignes de fracture géopolitique, et les analyses plus économistes de la globalisation qui voyaient dans l'intégration des émergents au marché mondial la condition de leur acceptation de l'ordre libéral. Les BRICS contredisent partiellement les deux prédictions : ils ne constituent pas un bloc civilisationnel cohérent (leurs valeurs et leurs régimes politiques sont profondément différents), mais ils ne se contentent pas non plus d'accepter passivement les règles du jeu libéral.
En ESH, les BRICS permettent d'illustrer les théories du développement économique (Rostow, Gerschenkron, les néo-marxistes de la dépendance avec Cardoso et Falsetto), les débats sur la convergence économique entre pays développés et émergents, et les questions de gouvernance mondiale et de légitimité des institutions internationales. Les concepts de Sud global, de puissances émergentes, de semi-périphérie au sens de Wallerstein, et de régime d'accumulation au sens relationniste trouvent tous des illustrations concrètes dans l'analyse des BRICS.
Les grilles d'analyse théoriques mobilisables
Plusieurs auteurs et concepts académiques sont particulièrement pertinents pour traiter un sujet sur les BRICS dans un devoir de concours. L'analyse des BRICS comme acteurs de la Sudation de la politique mondiale (concept développé par des chercheurs comme Jean-Christophe Servant) permet de saisir la reconfiguration en cours des rapports de force entre Nord et Sud. Le concept d'ordre international en transitionpropose par les relations internationales libérales (Ikenberry, Nye) versus l'analyse réaliste de la compétition de puissance (Mearsheimer, Waltz) offre un cadre pour penser les ambitions des BRICS : s'agit-il de reforumer l'ordre libéral de l'intérieur, ou de le remplacer par un ordre multipolaire fonde sur la puissance des États plutôt que sur des normes universelles ? La notion de soft power de Joseph Nye, et son complément la Sharp power(la manipulation des systèmes d'information adverses), permettent d'analyser les stratégies d'influence des membres BRICS, notamment de la Chine et de la Russie, au-delà de leur seule puissance économique.
Virage Prépa accompagne les élèves de prépas ECG dans la maitrise de ces références et dans leur mobilisation précise dans des dissertations de concours, en les aidant à construire des plans rigoureux qui articulent données empiriques récentes et Framework théoriques établis.






